Réussir la réforme de l’éducation

Depuis le passage du ministre de l’Éducation à «Tout le monde en parle», il semble que les bonnes bonnes nouvelles s’accumulent. La journée même où il poste aux parents un document d’information sur le renouveau pédagogique, une nouvelle coalition de partisans s’affiche publiquement dans l’actualité et sur un site Web:

«Il nous importe en effet de dissiper certains malentendus, de corriger les faussetés qui circulent, de rassurer les parents et de soutenir les enseignants désireux de faire réussir tous leurs élèves et déjà engagés ou non dans un tel projet professionnel.»

J’aime bien les pistes de solution avancées :

  • De la part de l’autorité ministérielle, donner un signal clair sur la volonté de poursuivre et de réussir la réforme.
  • Restaurer un climat serein, non conflictuel et ouvert, favorisant la prise de parole de tous les acteurs concernés, en particulier les enseignants.
  • Constituer une commission de « sages » dont le mandat serait de formuler des pistes de solutions concrètes aux problèmes les plus difficiles à résoudre.
  • Se doter d’indicateurs d’implantation et de réalisation des objectifs et les documenter à partir de données continues et de qualité.
  • Promouvoir le dialogue entre tous ceux et celles qui œuvrent à la présente réforme et surtout qui veulent qu’elle réussisse.
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21 réponses à Réussir la réforme de l’éducation

  1. Avatar de brem brem dit :

    En attendant, les professeurs n’ont pas de matériel pour soutenir cette réforme bâclée… (et inutile).

  2. Merci M. Asselin de cette nouvelle.
    Ne pas oublier M. brem que la société québécoise travaille à cette réforme depuis plus de 10 ans (tout le monde a eu son mot à dire). Donc l’inutilité de la chose n’est pas certaine. Pour le bâclage, on ne peut pas mettre en place un tel changement sans problème. Le but par contre est de trouver des solutions aux problèmes, pas de revenir en arrière parce qu’on croyait que tout allait bien.
    Au plaisir.

  3. Normand Péladeau dit :

    Très content d’avoir enfin des interlocuteurs qui se disent responsables de ce gâchis.
    Eux veulent réussir la réforme à tout prix, nous on cherche la réussite des élèves.

  4. Avatar de FrancoisGuite FrancoisGuite dit :

    L’initiative est heureuse, ne serait-ce que pour renforcer le moral de ceux qui oeuvrent pour l’amélioration de l’éducation. C’est évidemment aussi le but avoué de ceux qui tombent à bras raccourcis sur la réforme, mais je suis content de voir s’organiser ses défenseurs. La véhémence du débat donne lieu actuellement à un dialogue de sourds, du moins en apparence. C’est malheureux, car cela ralentit l’osmose des idées. Mais au-delà des intempéries du moment, je crois plus utile de considérer l’écologie à long terme. Cet affrontement, aussi irritant fût-il, est la rançon de l’évolution.

  5. Avatar de brem brem dit :

    Pierre Lachance: 10 ans, c’est 9 ans et demi de trop pour créer du matériel scolaire adapté aux exigeances. On dort sur la « switch ». On s’obstine, on essaye d’évoquer des grandes idées philosophiques, mais en attendant, les profs ils improvisent. Bref, la réforme, pour l’instant, c’est une grosse improvisation. Était-ce mieux avant? You bet.

  6. Avatar de LucPapineau LucPapineau dit :

    Tiens, voilà un autre groupe qui vient souffler un ballon… :)
    Plus sérieusement, la venue de cette coalition permettra peut-être de susciter un débat social et médiatique autour de la réforme parce que, du côté du MELS, on semble atteint de surdité.
    Cependant, j’ai quelques réserves quand je constate que celle-ci regroupe certains de ceux qui ont conçu ou fait, de façon active, la promotion du Renouveau.
    Je constate cependant que les pro-réformes (on notera que les termes semblent perdre de leur sens dans la mesure ou l’on parle de réformer la réforme) commencent à s’ouvrir au discours des «chiâleux» quand ils affirment se dire critiques et quand ils constatent que celle-ci a connu des ratés. On est loin du déni des premières années ou l’on nous répétait «qu’il n’y en avait pas de problème.» C’est peut-être mieux ainsi. Un véritable dialogue pourra peut-être voir le jour.
    Par ailleurs, je m’interroge sur ce comité des sages. Premièrement, aura-t-on la sagesse d’y inviter des gens opposer à la réforme? Après tout, si M. Asselin et moi ne partageons pas toujours les mêmes vues, nous apprenons l’un de l’autre. Deuxièmement, quelle portée aura un tel comité quand il y a déjà la Table de pilotage et les autres comités liés à la réforme?
    Enfin, M. Asselin, vous me permettrez de souligner que, dans un précédent billet, j’ai largement écorché le document «Poursuivre le renouveau» et que certains des interlocuteurs de ce site n’ont pas effectué une bien grande analyse de cette critique. Je remarque que, dans le document envoyé aux parents et qui est assez semblable à celui dont nous avons traité, on aborde le thème de l’enseignement du français. On mentionne, entre autres, la création d’un comité qui se penchera sur les problèmes quant à la pratique de l’écriture chez les jeunes. Un comité de plus, pourrait-on penser. Pour ma part, je crois qu’une partie de la solution se trouve dans le manque de rigueur dans l’évaluation des élèves, tant au primaire qu’au secondaire.

  7. Avatar de Valerie Valerie dit :

    Ma vision de l’éducation est loin d’être celle du commun des mortels.
    Hum…Hum… à quand les enfants génétiquement modifiés???

  8. sebastien tremblay dit :

    Même lorsque on parle ouvertement de reflexions critiques et de propos sensés, on doit revenir à l’opposition : eux contre nous (voir commentaire de M. Péladeau). Je trouve cela désolant.
    et pourtant, j’ai lu les critiques de M. Péladeau, analyser les propositions, lu les recherches mentionnées… et bien que je partage pas les pensées de monsieur Péladeau, je ne me considère pas eux contre moi. C’est une question de considération de respect pour les commentaires des autres qui peut faire cheminer. C’Est une compétence qui peut se développer.
    Je trouve que cela occulte le propos du site, qui se veut un outil critique de l’arrimage dans les écoles des concepts du renouveau (peu importe ce qu’en pense M. Papineau, qui annonce qu’il y avait des pro et des contre réforme et maintenant des critiques).
    et pour monsieur Breton, j’ai enseigné 12 ans, avant et après (bien que cela ne semble pas remplacer les données de recherches si importantes aux yeux de M. Péladeau), et ce n’est pas si « you bet » que cela… et puis pourquoi l’enseignant (qui a un Bac) devrait attendre le manuel avant de se lancer dans l’exploration des concepts de la réforme ?
    Au plaisir,

  9. Avatar de LucPapineau LucPapineau dit :

    Pourquoi l’enseignant devrait attendre? Il y a plusieurs raisons, je crois.
    Il peut y avoir la paresse, celle d’attendre le tout cuit dans le bec. Mais il y a aussi certains qui ne veulent pas traiter les élèves comme des cobayes et attendent que le programme s’éclaircisse un peu avant d’avancer, ce en quoi je ne peux pas leur donner tort.
    «se lancer dans l’exploration des concepts de la réforme»: la phrase me fait peur.

  10. Normand Peladeau dit :

    Monsieur Tremblay, Il ne faut pas être dupe. Ce collectif est né en réaction à la contestation de plus en plus généralisée de la réforme, et le ton se veux faussement conciliant tout simplement par ce que ces gens détiennent un pouvoir énorme (ministre, hauts fonctionnaires du MELS, Conseil supérieur de l’éducation, etc). Le discours est conciliant sur la présence de problèmes, simplement parce qu’ils ne sont plus en mesure de les nier.
    Comme le soulève monsieur Papineau, demandez-leur s’ils accepteraient d’inclure des gens réellement critiques à la réforme dans leur comité des « sages ». La réponse sera fort simple: « hors de question ».
    Quand on détient le pouvoir, on peut se permettre de donner l’image d’être « conciliant  » de la sorte.
    Ce qui me réjouit dans l’existence de cette coalition est qu’elle nous permettra de faire ressortir les propos les plus délirants proférés par ces « sages » qui ont joué un rôle important dans l’orientation de cette réforme. Désolé de froisser vos chastes oreilles, monsieur Tremblay mais alors que Lise Bissonnette dans son discours à la faculté des sciences de l’éducation de l’UdeM ne faisait que référer à l’existence de ces charlatans maîtres d’oeuvre de cette réforme, ce nouveau collectif nous donne la chance enfin pouvoir mettre des noms sur ces individus.

  11. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    «…réformer la réforme».
    Beau clin d’oeil, M. Papineau. Votre intervention (celle du #7) est empreinte d’une ouverture qui vous honore M. Papineau. Je ne voudrais pas vous paraître bassement flatteur, mais je crois qu’il y beaucoup de sagesse dans votre propos. «Les chialeux » sont nécessaires et oui, ils ont fait avancer le débat. Je ne représente personne… je peux dire ce que je pense… et je me réjouis moi aussi «qu’un véritable dialogue» puisse peut-être voir le jour.
    Je verrais bien Mme Bissonnette sur le comité de sages dont il est question. À défaut, une représentation «des gens réellement critiques». Il y a ceux qui veulent à tout prix que la réforme réussisse, en donnant l’impression qu’ils n’ont plus en tête la réussite des élèves. Ils parlent fort, mais ils sont peu nombreux. Et il y a ceux qui défendent la réforme parce qu’elle est un véhicule qui peut mener à bon port du côté de la réussite scolaire, mais qui sont prêts à des concessions pour rassembler davantage. Il y a aussi ces gens, sceptiques qui manifestent une ouverture; ils sont nombreux eux aussi. Et il y a les farouchement contre qui ont beaucoup investi dans leur opposition, allant même jusqu’à oublier qu’il se pourrait bien que parmi les défenseurs d’une certaine vision de l’éducation, il n’y ait pas que des «charlatans». Ils sont peu nombreux, mais parlent fort eux aussi. De fait, dans les extrêmes, ceux qui occupent beaucoup d’espace, il n’y a pas tant de monde que ça…
    Où suis-je?
    Bof… Autant l’admettre; pour certains, je suis devenu un apôtre qui a fait son lit. Je me sais critique, mais j’ai parlé pas mal fort moi aussi; le temps est peut-être venu de me ranger un peu. Ça n’enlèvera rien à la force de mes convictions… Sur le terrain, dans les écoles, pas de problème, je peux continuer d’être présent. Je ne me suis pas peinturé dans le coin. Mais ici, j’ai parfois pris beaucoup d’espace. Je n’ai peut-être pas assez laissé de place à l’écoute. C’est bien possible…
    Je ne demande qu’à continuer de débattre d’éducation pourtant. J’aime tant les dernières années qui viennent de passer. Celles où l’éducation est enfin au centre de l’action. J’adore cette période où on se préoccupe de lire, d’écouter et de s’affirmer sur ces questions de ce qui est important d’apprendre et comment on y parvient.
    Je reviens de deux journées magnifiques passées avec des gens d’une autre province qui ne vivent pas notre effervescent contexte de grands changements, mais qui se posent les mêmes questions que nous. Demain A.M., je passe encore l’avant-midi avec des éducateurs qui vivent beaucoup de temps à l’école à enseigner les sciences et je vais encore m’employer à poser plus de questions que je vais donner de réponses. Quel bonheur de chercher ensemble et de faire des liens avec certaines certitudes tout en se laissant déranger par d’autres.
    Et si ces gens «au pouvoir énorme» n’étaient pas «faussement conciliants »? Et s’il y avait vraiment un espace pour faire l’école autrement sans jeter le bébé avec l’eau du bain?
    Et s’il y avait parmi «les sages» au moins une personne en qui je me reconnaîtrais?
    Qu’est-ce que j’aurais à perdre à travailler avec celui qui me ressemble le moins pour mieux comprendre de quoi est fait l’autre? Surtout s’il ne cherche pas à m’imposer ses idées, mais seulement à me faire valoir ses arguments. Et si une fois cela fait, il y avait une seule, une toute petite transformation; ne serions-nous pas, chacun, un peu plus heureux.
    Et les jeunes de qui nous nous revendiquons; quel est leur parti? N’aurions-nous pas le devoir d’essayer de nous accorder un peu plus? Parce que pendant ce temps-là… ils sont en classe, dans les écoles et ils veulent probablement un peu plus de calme.
    Pour apprendre, pour comprendre. Ça brasse tellement autour d’eux. Dans les médias, dans la rue, dans la famille qui sait?
    Et s’ils devenaient les témoins de cette période où après s’être crêpés le chignon, les adultes se mettaient à insister sur ce qui les unit au lieu de ce qui les divise?
    Merci de votre apport à cette conversation. Moi en tout cas, j’apprends. C’est déjà ça de gagné…

  12. Normand Péladeau dit :

    Sur le blogue de François Guité:
    http://www.opossum.ca/guitef/archives/003458.html
    j’explique en partie en quoi ce nouveau collectif démontre un manque d’ouverture. J’apporte même une proposition qui m’apparaît raisonnable et qui pourrait représenter un élément de solution (un arbitrage par des évaluateurs indépendants avec un comité bipartite de gens pour et contre la réforme). Mais il s’agit ici d’une solution de compromis, et il n’y a aucune raison pour ceux qui détiennent le pouvoir de prendre ce risque. Il est donc fort possible que cette solution, aussi raisonnable puisse-t-elle être, soit rejetée d’emblée par les gens qui sont pour la réforme.

  13. sebastien tremblay dit :

    Je suis touché par le dernier commentaire de M. Asselin. Moi aussi j’apprends, et dans mon milieu, je suis également un acteur présent. Et je veux bien être sur la même table que les M. Péladeau et Papineau. Car, pour moi, il y a un fait qui demeure… Et c’est mon biais dans ce débat (peu importe les approches pédagogiques)
    Du point de vue strictement philosophique bien avant les approches, il y a mon désir de « construire » un élève avec l’objectif de futur citoyen critique de son savoir, compétent et qui favorise son adaptation à son milieu. Quelqu’un de compétent qui utilise son savoir. En ce sens, je rejoins les compétences du conference board of Canada (bien que le fait d’être un travailleur n’est pas la finalité) et non pas une addition de savoirs essentiels (http://www.conferenceboard.ca/education/learning-tools/pdfs/esp2000f.pdf).
    C’est pourquoi je travaille pour l’arrimage critique des fondements de la réforme. Mon biais philosophique.
    Si vous acceptez ce biais, je suis ouvert à toutes les propositions, même celle de monsieur Péladeau (qui trouve que le nouveau regroupement manque d’ouverture, alors que je trouve que les solutions de m. Péladeau manquent également d’ouverture, par exemple Direct instruction, les stratégies du Follow Trough, que j’ai lues et c’est mon opinion).
    Au plaisir,

  14. Normand Péladeau dit :

    Monsieur Tremblay, vous vous méprenez. Si j’apprécie les travaux des gens du Direct Instruction, en fait je suis bien plus ouvert que ça. Connaissez vous le modèle Success-for-All, l’enseignement de précision, le mouvement Core Knowledge, le « generative model of instruction », le système d’enseignement personnalisé de Keller (une pédagogie vraiment différenciée), la pédagogie de la maîtrise, et j’en passe? Autant de modèles que je trouve très prometteurs et qui n’ont pas eu peur de subir l’épreuve des faits.
    Je suis également pour le développement des compétences et j’ai beaucoup écrit sur les conditions qui favorisent le transfert des connaissances, l’esprit critique, la résolution de problème. Je trouve simplement qu’on s’y prend d’une bien mauvaise façon et qu’on risque de produire des élèves autant ignares qu’incompétents.
    Mais que pensez-vous de ma solution proposée sur le site de M. Guité?

  15. sebastien tremblay dit :

    Merci monsieur Péladeau pour les références, je vais sans doute les consulter.
    Concernant la proposition sur le blogue de M. Guité, j’aime bien la deuxième proposition, mais je me questionne sur la « valeur » réelle des 6 années d’implantation, compte tenu des problèmes d’arrimage (que je soulève depuis toujours). Comment déterminer les points d’évaluation (et pas nécessairement et seulement sur la base Themis ou rapport du MELS ou Thérot et al.) ? Voici mes questionnements…
    Et bien que maintenant, directeur adjoint dans une école primaire, j’ai enseigné 12 ans au secondaire, et j’aimerais faire une distinction entre les deux niveaux.
    Car je vois, dans mon école primaire (je suis responsable du 1er et 2e cycle), des enseignants dévoués, qui ne semblent pas avoir de difficultés à parler de compétence (lire en première année par exemple) et utiliser plusieurs approches et techniques différentes.
    Mais pour revenir à votre question… Si les balises sont bien analysées et qui ne favorisent pas la confrontation entre les pro et les critiques comme vous dites (i.e. on part du fait que l’on développe des compétences)… je serais prêt à me mouiller et défendre votre proposition
    Au plaisir,

  16. Avatar de brem brem dit :

    @Sebastien Tremblay: Ça prend bien un professeur pour accuser ses confrères(soeurs) de paresse. Allez leur dire en personne.
    MDR comme on pourrait dire.
    Sans guide, comment voulez-vous donner un enseignement standardisé?
    Si vous préconisez une éducation au cas par cas et selon le bon savoir de chaque professeur, je me dois de dire que la broche à foin des écoles de rang, il me semble qu’on avait passé outre. On dirait que non avec votre attitude.

  17. Ces histoires de coalition me donnent de l’urticaire. Quand on regarde les signataires des manifestes des deux camps, c’est comme si d’un côté on avait les cadres scolaires et de l’autre les enseignants. En effet, du côté de « Stoppons la Réforme », il y une immemnse majorité d’enseignants. Du côté de « Réussir la Réforme » la proportion de cadres ou anciens cadres signataires défie la loi des nombres: ils sont, en proportion,infiniment plus nombreux que les enseignants, compte-tenu du poids relatifs de chacun de ces groupes sur le terrain. Mais j’ai ma petite explication là-dessus. Je l’élabore ici:
    http://carnets.opossum.ca/LeNeuf/archives/2006/12/deux_poids_deux_mesures.html

  18. Avatar de LucPapineau LucPapineau dit :

    M. Le Neuf a bien raison. À la suite de la parution du livre auquel j’ai collaboré, on m’a rapporté plusieurs faits troublants.
    Ainsi, un enseignant a été accusé de harcèlement psychologique parce qu’il s’opposait trop fortement à la réforme.
    Sur l’ile de Montréal, des enseignants ont reçu une mesure disciplinaire parce qu’ils ont diffusé des informations contre la réforme.
    Un blogue de prof a été «filtré» par un serveur d’une commission scolaire. Ledit site n’appuie pas la réforme.
    Autour de moi, des collègues me disent que je suis courageux de rpendre la parole de la sorte. Pourquoi courageux? Y a-t-il une menace qui j’ignore?
    Quoi que certains en pensent, les gens qui ne répètent pas le discours officiel sont généralement défavorisés quand vient le temps de faire valoir leur opposition. Le climat de peur et d’omerta dans l’éducation les poussent souvent à se taire. Un directeur-général de commission scolaire pourrait-il s’opposer à la réforme? J’en doute.

  19. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    @ M. Le Neuf : J’irai commenter sur votre blogue.
    @ M. Papineau : Pas toujours facile d’affirmer une critique de la réforme de l’intérieur «du système». Ça demande beaucoup, en effet. Nommer des résistances est probablement plus facile, encore que parfois, on anticipe la réaction de celui qui sera là, moins pour écouter que pour convaincre que la réforme vaut la peine… et on se ferme ou on s’isole. Beurk. Des exemples de gens qui n’ont pas eu l’espace pour exprimer leur opposition, il y en a et je suis de ceux qui croient que ce n’est pas une bonne façon de piloter les changements actuels. Ce n’est pas dans notre culture (en éducation) d’échanger en public des points de vue divergents. Nous devons apprendre à le faire. C’est essentiel pour la suite des choses. Un cadre de commission scolaire peut-il s’opposer à la réforme? Votre question est mal posée. Peut-il le faire publiquement? Difficilement j’imagine, mais ça n’empêche sûrement pas de bonnes discussions entre quatre yeux ou plus…
    Je ne sais pas si vous faites preuve de courage M. Papineau, mais vous êtes de ceux qui osez exprimer tout haut ce que certains pensent, je vous l’accorde. Je persiste à croire que plusieurs enseignants qui croient dans cette réforme n’ont pas beaucoup plus d’espace à l’intérieur du syndicat qui les représente. Ça aussi il faut le dire…
    Enfin… Cette histoire de blogue filtré me perturbe beaucoup. Je sais que quelques personnes doivent utiliser des subterfuges pour dire ce qu’ils pensent sans coup férir. Ça m’écoeure (pas les subterfuges, le fait de devoir en utiliser) et juste pour ça, j’aurais le goût d’être du bord de ceux qui s’opposent. Mais j’ai un problème : je crois beaucoup dans les idées fortes derrière le renouveau ;-)
    La suite, chez M. Le Neuf…

  20. steve bissonnette dit :

    Je vous invite à lire le billet de Michel Le Neuf sur son site. L’analyse faite me semble des plus pertinentes.

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