Rudolph Giuliani connaît maintenant Facebook…

… et je ne suis pas certain qu’il apprécie!
C’est que Lucy Morrow Caldwell du magazine Slate révélait ce matin que la fille du candidat républicain à la succession de George W. Bush prenait position pour un candidat démocrate (Barack Obama, en l’occurrence). J’avais vu la manchette aujourd’hui chez Cyberpresse, mais je n’avais pas fait le lien avec Facebook, n’ayant pas lu l’article. Un ami avec qui je clavardais ce soir a attiré mon attention sur ce fait en me menant au billet de Richard Hétu qui nous en apprend davantage sur les difficultés de l’ex-maire de New York avec sa famille. Rudolph Giuliani n’est pas le premier politicien à devoir composer avec un peu d’opposition cosanguine dans ses allégeances politiques; il semble que le «Mahatma» lui-même n’avait pas la vie facile de ce côté.
Pour revenir à Facebook, il semble que Caroline Giuliani avait omis de bloquer l’accès à son profil pouvant ainsi être consulté par les autres étudiants de l’Université Harvard et du «Trinity School in Manhattan». L’article de Slate rapporte que «According to her profile, she withdrew from the Obama group [One Million Strong for Barack] at 6 a.m. Monday, after Slate sent her an inquiry about it.»
En soi, il n’y a rien de préjudiciable à ce qu’une adolescente brade l’allégeance politique de son paternel, mais le fait que ce soit par Facebook qu’on l’apprenne soulève beaucoup de questions sur la responsabilité des jeunes dans leurs usages des réseaux sociaux du type de Facebook, MySpace, etc. Ce soir, M. Giuliani a indiqué qu’il ne commenterait pas parce qu’il voulait «to give them the maximum degree of privacy» (en parlant de ses enfants). Évidemment, ce haut fait (!?!) n’est pas passé inaperçu puisque Caroline Giuliani Is The #1 Hottest Search on Google Today (en parlant du 6 août).
Décidément, il faudra surveiller attentivement l’utilisation que feront les médias (et les propriétaires des données) des renseignements contenus dans ces banques faramineuses de renseignements fournis dans un contexte où un individu se sent en sécurité de les offrir, car divulguées en pensant qu’elles restent privées. Voilà une première anecdote bien anodine dont il faudra méditer les conséquences d’un point de vue éducatif et social!

Ce contenu a été publié dans Je réfléchis, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire