Joseph-François Perrault et Québec, depuis 1608

La diffusion du troisième épisode de la série «Québec, depuis 1608» est maintenant chose du passé et je me permets d’y revenir parce que beaucoup de réactions me sont parvenues au fil des derniers jours.
D’abord, sur la série en général, beaucoup de gens m’ont mentionné la qualité de la production, la beauté des images et la pertinence des personnages historiques mis en valeur. Le deuxième des huit volets a fait découvrir Chaussegros de Léry qui semblait méconnu de plusieurs et c’est un bon exemple qui illustre l’utilité de la série.

Évidemment, je n’ai aucun recul sur l’épisode portant sur Joseph-François Perrault puisque ma vision de l’éducation et des apprentissages y côtoie celle de cet éducateur dont on dit qu’il serait un des pères de l’instruction pour tous «à» et «au» Québec. C’est tout un honneur qu’on m’a fait d’intégrer dans le scénario ma contribution et celle des moyens modernes d’apprendre aujourd’hui que sont les nouvelles technologies de la communication et de l’information.

La fin de l’épisode où les auteurs mettent en parallèle la vision de Perrault qui nous encourage tous à innover et ma volonté de suivre ses pas m’a vraiment ému. Il semble que ce passage ait frappé bien des gens qui m’ont écrit ou abordé sur ce sujet. Bien entendu, plusieurs anciens élèves et leur parents m’ont raconté leur fierté d’avoir participé aux premiers pas de cette expérience du projet des cyberportfolios de l’Institut St-Joseph qui a fait bien du chemin depuis septembre 2003, étant l’inspiration de plusieurs des projets que je mène actuellement par l’entremise d’Opossum.

Il y a bien quelques critiques dont cette lettre aux lecteurs du Soleil parue récemment qui reproche aux producteurs de l’émission d’être «passés complètement à côté du véritable legs de cet homme qui a été le premier à militer à l’Assemblée nationale pour établir un vrai système d’éducation public francophone». Je comprends cette critique qui sous-entend que le déploiement à grande échelle des ordinateurs portables et l’utilisation nourrie des TIC n’est pas encore chose faite et n’est surtout pas représentatif de ce que vit l’ensemble des jeunes du Québec. Je crois que les responsables du choix éditorial voulaient axer leur démonstration sur l’importance d’innover et de sortir des sentiers battus, comme l’a fait Perrault dans son temps. D’ailleurs, les circonstances dans lequel il a tracé le chemin sont incomparables à celles que j’affronte au quotidien. Jamais je ne prétendrai au même mérite que ce pionnier qui semé les graines de l’instruction publique!

Comme l’épisode est sur YouTube (tout comme celui de Chaussegros de Léry (en trois parties, 1, 2 et 3), j’invite les internautes de passage ici à prendre le temps de se faire leur propre idée sur l’importance de Joseph-François Perrault.

1er segment

2e segment

3e segment

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Une réponse à Joseph-François Perrault et Québec, depuis 1608

  1. Amusant, je connais l’auteure de la lettre… (pure produit de l’école privée d’ailleurs!) :)

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