Le décrochage scolaire au Québec: que faut-il faire pour l’enrayer?

Un autre article sur le décrochage scolaire dans La Presse, ce matin, «Payer les élèves pour récompenser leurs efforts?». Pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent en ce début de la période des vacances scolaires…
Je viens d’écouter La Tribune de Maisonneuve en Direct (animée par Jacques Beauchamp) et… on étire la sauce, sur ce sujet; malgré tout, quelques pistes sont discutées à partir de certains résultats issus d’un sondage Angus Reid mené les 4 et 5 juin 2009 auprès de 800 adultes québécois. En gros, quelques résultats (extrait de la lecture de l’article sur Cyberpresse):

  • 29% des Québécois estiment que les politiques provinciales en matière d’éducation font fausse route
  • Le fort taux de décrochage du Québec serait dû au manque d’engagement des parents (19%), au programme éducatif dépassé (12%), au trop fort nombre d’élèves par classe (12%) ou au manque d’argent dans les écoles (9%)
  • Près de la moitié des Québécois qui ont des enfants dans le système scolaire ou qui fréquentent eux-mêmes des institutions scolaires, pense qu’une bonne solution pour lutter contre le décrochage serait de rémunérer les élèves pour leur présence et leurs bons résultats.

En avril, j’avais écrit un billet relatant relatant une excellente entrevue de Mme Courchesne et annonçant une cible de «faire passer le taux de décrochage scolaire de 31% à 20% d’ici 2020». Tommy Chouinard de La Presse avait aussi écrit sur ce sujet et avait rapporté «qu’on visait mai 2009» pour une sortie du «plan d’action sur le décrochage scolaire» ministériel. Il ne me semble pas avoir vu cela passer…

Dans ces circonstances, les gens de tous les horizons continuent de proposer des solutions et, ma foi, c’est un peu normal. Cet après-midi, par l’entremise d’un gazouillis de Vincent Gautrais, je me suis mis en tête de produire mon propre sondage sur la question. Déjà, ce soir à 18 h 40, j’ai près de 40 réponses à la question «Quelles mesures doivent être envisagées pour contrer le décrochage scolaire au Québec?» Je donne le choix entre quatre réponses, dans les limites de ce que me permettait l’outil utilisé. Je me suis inspiré de ce qui circule dans l’actualité et de certaines de mes croyances…

  • Lier l’obtention du permis de conduire à la réussite du secondaire
  • Donner une compensation financière aux jeunes décrocheurs potentiels pour les garder à l’école
  • Ajouter des ressources pour dépister les difficultés en lecture au début du primaire et du support pour ceux en difficulté
  • Favoriser des mesures locales et différenciées gérées par l’école à partir d’une enveloppe fermée et généreuse en $$ du MELS

J’invite les internautes passant par ici à aller choisir leur préférence et, par la suite, prendre connaissance des réponses, en pourcentage ou selon la provenance des répondants. D’autres solutions peuvent avantageusement surgir en utilisant les commentaires, ici ou par l’onglet en bas de page du sondage.

Si l’urgence d’agir fait l’unanimité, les solutions à envisager méritent un débat le plus large possible…

N.B. Je mets en référence la section du site ministériel, Programme de recherche sur la persévérance et la réussite scolaires

Mise à jour du 5 juillet 2009: J’ai écrit une suite à ce billet où je propose d’autres pistes de solutions.

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17 réponses à Le décrochage scolaire au Québec: que faut-il faire pour l’enrayer?

  1. Avatar de MichelMonette MichelMonette dit :

    Il n’y a hélas pas de solution miracle au décrochage scolaire. Avant les «décrocheurs» pouvaient se trouver un job tout de même. Mon frère a même plutôt bien réussi malgré l’école. Il a une entreprise prospère. Qu’en est-il aujourd’hui? Pourquoi l’école persiste-t-elle a vouloir que tous les enfants entrent dans le même moule? C’est vraiment désespérant.
    PS: je me souviens soudain d’une école de meubles dans le Saguenay qui a un certain succès avec les décrocheurs de l’endroit. Je me souviens aussi d’un ancien copain de ma fille qui était génial pour faire des moulures mais qui ne pouvait pas avoir sa carte parce qu’académiquement il était pourri. Tout le drame est là, croyez-moi. Certains réussissent malgré l’école, mais hélas plusieurs échouent à cause de l’école.

  2. Avatar de GillesJobin GillesJobin dit :

    J’aime bien le commentaire de M. Monette.
    En effet, il n’y a pas de solution miracle.
    Mais je crois qu’un moyen serait de redonner à l’école ce qu’elle DOIT faire et non ce QU’ON VEUT qu’elle fasse :
    Le rôle de l’école est d’appliquer le programme de formation. Point. Or c’est plutôt devenu une espèce de garderie fortement subventionnée.
    Quelques pistes de solution :
    1 – Abaissez l’âge obligatoire à 13 ans (à cet âge, un jeune peut rester seul à la maison, pas besoin d’un prof pour le « garder »);
    2 – Fermer les options genres « préparation au travail », etc,
    3 – Subventionner des écoles « de métier ». « Tu veux apprendre la plomberie ? Viens ici mon gars, on va te qualifier là-dedans »; « Tu veux apprendre la musique ? Viens ici ma fille, on va te qualifier là-dedans »; « Tu veux apprendre le baseball? Viens ici mon gars, on va te qualifier la-dedans »; « Tu veux apprendre du français et des maths ? Ooops, vas dans les écoles publiques mon gars, ils sont forts là-dedans »;
    Partons du principe qu’on peut apprendre à tout âge. Alors pourquoi ne pas laisser le p’tit de 13 ans choisir ce qu’il veut apprendre (et OÙ il veut l’apprendre)?. Si c’est apprendre la mécanique auto, c’est très bien (et subventionnons les garages « pédagogiques » ) ! Il pourra certainement faire un peu de français (tiens, une discipline qui devient une transversale) en faisant ce qu’il aime (où ce qu’il croit, du moins temporairement, aimer). Il ne sera certainement pas trop tard si, plus loin dans sa vie, il désire devenir ingénieur mécanique.
    L’école traditionnelle (et je ne pense pas qu’on veuille changer ça…) est là pour enseigner du français et des maths et préparer à des hypothétiques études dites « supérieures ». Pourquoi ne pas laisser tranquille un jeune qui ne s’intéresse pas du tout à ça? Il y a autre chose dans la vie…
    Et les fameuses voies (pour, il faut bien le dire, concurrencer les écoles privées) ne sont que des excuses (de la vilaine manipulation) pour faire du français et des maths. Croyons-nous vraiment que les élèves en sont dupes? Quand la ministre nous dit que tout le monde doit passer dans le même moule des examens de fin de cycle, c’est TOUJOURS en pensant aux examens de français et de maths qu’elle fait référence. J’ai pas encore vu de situations d’évaluation du MELS qui tenaient compte (et oui, les fameux DGF) des intérêts des élèves…
    Or, disons-le, ce « moule », il y en a plusieurs qui en ont marre.

  3. Ça fait 2 ans que j’essaie de rencontrer la Ministre Courchesne pour lui faire part de ma solution : implanter un service de tutorat dans toutes les écoles. Qu’on parle de tutorat par les pairs, de tutorat par des étudiants universitaires ou par des profs à la retraite, ÇA FONCTIONNE!!!
    Les résultats sont vraiment incroyables, les jeunes adorent ça et c’est pas si compliqué à faire.
    J’ai bien hâte de me faire entendre par les preneurs de décisions!

  4. Marielle Potvin dit :

    Au risque de passer pour un peu snob, je dirais à Benoit que la profession d’enseignant de s’improvise pas. Ce n’est pas parce qu’on comprend bien une matière qu’on est capable de l’enseigner correctement, de facto. Surtout pas auprès d’élèves en difficulté pour lesquels il faut trouver des approches différentes en tenant compte de leur profil d’apprentissage.
    On ne s’improvise pas enseignant. Il s’agit d’une profession qui exige beaucoup plus que de la bonne volonté et le désir d’aider.
    Je dirige moi aussi une entreprise de soutien scolaire et comme tu le sais sans doute, une des difficultés majeures consiste à trouver des enseignants qualifiés pour faire le soutien scolaire. À mon avis, les personnes choisies peuvent faire toute la différence. Cependant, la réalité fait en sorte que la plupart du temps, des étudiants universitaires en je ne sais quelle matière croient à tort que l’enseignement est une activité qu’ils peuvent s’approprier pour les aider à boucler les fins de mois.
    Je dis attention: Cela peut fonctionner pour certains, mais un danger réel plane quand on se trouve, par manque de compétences, incapable de reconnaître les indices d’un trouble d’apprentissage chez un élève.
    En tant qu’orthopédagogue, je reçois régulièrement des élèves, souvent devenus grands, pour qui les parents ont engagés au fil du temps une cohorte d’enseignants. Aucun d’entre eux n’avait perçu de signes pourtant évidents d’ un trouble spécifique d’apprentissage. Que d’années perdues pour ce jeune qui croit alors à tort que tout est de sa faute. Il n’est souvent pas bien long le chemin qui le mène au décrochage…
    Et tous ces troubles de l’attention qui sont bien souvent des troubles de la motivation…
    On n’en parle pas beaucoup en ces termes, puisqu’alors, il faudrait accepter de remettre en question les approches pédagogiques qui sont présentement utilisées.
    Il y a encore trop, beaucoup trop, d’enseignants qui « enseignent le livre », page par page. À une époque où les jeunes, bien dirigés, en apprendraient tellement plus sur Internet que dans les livres trop chers de l’INDUSTRIE du manuel scolaire québécois. Encore trop d’enseignants qui veulent déverser leur savoir sur la tête des jeunes sans les associer à une véritable démarche d’apprentissage. Encore trop d’enseignants qui ne savent pas intégrer les nouvelles technologies à la vie de la classe. « Aller à l’ordinateur », ça ne devrait jamais être une sorte de récompense « parce que t’as fini ton travail avant les autres ». C’est encore pratique trop courante dans bien des écoles, primaires et secondaires.
    Regardons les choses en face: On enseigne encore aujourd’hui, comme il y a 30 ans. Pas étonnant que tant de jeunes trouvent l’école « PLATE ». Ils ont raison la plupart du temps.
    Je sais très bien qu’un bon nombre d’enseignants font un boulot exceptionnel dans des conditions parfois très pénibles. Mais si ces enseignants constituaient la majorité du corps enseignant, une école dynamique, ce ne serait pas un exemple qu’on cite dans les médias, mais chose courante. Or, ça n’est pas le cas malheureusement.
    Une bonne part de la solution se trouve là, je pense. Avec une diminution du ratio d’élève par classe, on commencerait à contrer véritablement le fléau du décrochage.

  5. Avatar de LucPapineau LucPapineau dit :

    Mme Potvin,
    Je trouvais l’école plate il y a 30 ans. Est-ce parce que les méthodes dataient du début du siècle? On trouve toujours l’école plate quand on manque de profs inspirants. Le phénomène n’est pas nouveau ni propre au Québec.
    Et pour avoir des profs inspirants, il faut les laisser respirer un peu. Or, de plus en plus, ma profession est contrainte par un tas de conneries et je suis poli. De plus, on a augmenté au quotidien la tâche à un point ou on ne peut rendre un service de qualité.
    M. Jobin: il existe déjà des DEP qui, à la fin de la troisième secondaire, permettent à un jeune de se diriger vers un emploi.
    En Ontario, je crois que l’âge obligayoire est de 18 ans. Sauf qu’on accepte des formations autres que les classiques académiques.

  6. Marielle Potvin dit :

    M. Papineau,
    Je m’accorde tout à fait avec vous quand vous soulevez la problématique de la lourdeur et de la complexité du travail de l’enseignant. Pas pour rien que 20% des nouveaux quittent dans les premiers 5 ans! J’ai moi-même quitté après plus de 20 ans… J’avais la couenne dure. Voulant justement être inspirante, j’étais confrontée chaque jour à des barrières que vous ne connaissez que trop bien, j’en suis sûre.
    Cependant, je prône toujours qu’il vaut mieux équiper nos jeunes le mieux possible et qu’un 5ème secondaire reste le minimum à maintenir même chez ceux qui s’orientent vers un métier.
    Quand on constate le niveau d’acquisition de la langue parlée et écrite chez ceux qui viennent d’obtenir un diplôme de fin secondaire, on ne peut quand même pas souhaiter abaisser ce minimum…
    C’est une question de fierté.
    Qu’on soit travailleur manuel ou pas, mieux vaut savoir écrire correctement, compléter adéquatement un formulaire ou lire la posologie exacte sur le flacon d’un médicament pour enfant.
    mathetmots.wordpress.com

  7. Avatar de GillesJobin GillesJobin dit :

    Prenons un cas typique :
    Une classe de 3e sec. (supposons une classe de maths)
    30 élèves.
    9 élèves (30%) ne sont pas du tout intéressés…
    2 ou 3 élèves sont vraiment intéressés par la matière.
    Le reste assiste par habitude.
    Quelles solutions concrètes peut-on offrir à l’enseignant pour « motiver » les 9 élèves ?
    Que suggérez-vous à l’enseignant pour stimuler encore plus les trois élèves « modèles » ?
    Et comment cet enseignant peut-il amener le reste de la classe à « tripper » un peu plus sur les maths ?
    Qui possède la recette miracle???

  8. Luc Papineau dit :

    Mme Potvin,
    Vous me permettrez de vous dire que je n’ai pas de cas de conscience concernant les 20% de nouveaux qui quittent lors des cinq premières années. On accorde trop d’importance à cette réalité alors qu’on oublie que ce ne sont pas tous les finissants en éducation qui ont ce qu’il faut pour être des profs, au même titre que les finissants en comptabilité ou en droit.
    Je me réjouis au contraire de cette «sélection naturelle». Quand j’ai commencé à enseigner, il n’y avait qu’un poste pour une vingtaine de candidats. J’ai dû passer des entrevues rigoureuses. Certains confrères ont séché des années avec des petits contrats. D’autres se sont réorientés.
    Aujourd’hui, pénurie oblige, on embauche dans certaines régions des étudiants qui n’ont même pas fini leur bac et sans aucune expérience.
    Que 20% décrochent me semble bien normal dans ce contexte. Ce n’est pas parce que tu as un bac qu’automatiquement, tu es un bon prof et que tu as ce qu’il faut pour enseigner.
    Ce 20% peut signifier bien des choses et être interprété de bien des façons.

  9. Marielle Potvin dit :

    M. Jobin,
    Se pourrait-il que beaucoup de notions de maths 3ème sec. et suivantes soient à ce point inutiles et si peu utilisées dans le quotidien que les élèves n’y trouvent aucun sens? S’il y en avait un, les enseignants répondraient autre chose que  »Parce que ça fait partie du programme  », quand les étudiants les interrogent à ce sujet, non ?
    Les classes sont formées d’une clientèle captive qui n’a d’autre choix que de subir un déversement de connaissances qui lui semble parfaitement insignifiantes.
    Pour tout le reste, il y a
    http://www.netmaths.net ;-)
    Les élèves les plus blasés y trouvent quelque chose d’intéressant et d’interactif à se mettre sous la dent.
    En cas de pépin, ils iront eux-mêmes consulter un prof disponible. Qui cessera de voir ses meilleures énergies se drainer à force de vouloir dispenser un enseignement que tout le monde sait inutile. Si on fait exeption, bien sûr, des forts en maths, qui ne font de toute façcon pas partie des élèves à risque.
    Puisqu’il faut à tout prix absorber cette médecine, faisont en sorte que ce soit agréable …Non ?

  10. Avatar de carldupont carldupont dit :

    Que pensez-vous de l’implantation du travail manuel dans les écoles pour les jeunes les plus à risque de décrocher?

  11. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    @carl Dupont
    Le travail manuel est un moyen comme un autre d’apprendre «en faisant» et j’ai observé que pour plusieurs jeunes, c’était très important. Une de mes mentors en éducation (Jeannine Guindon) avait l’habitude de dire, «le corps ne ment pas». Ce qu’une personne réussi à faire avec avec ses mains la conforte dans sa capacité d’apprendre et pour plusieurs, ça peut servir de motivation. En ce sens, je suis «pour»!

  12. Avatar de Benkreira.M Benkreira.M dit :

    Bonjour,
    Moi même professeur et chargé de cours de longue durée. Je coach des ados qui se trouvent en difficulté, scolaire, manque de motivation.
    Je m’adresse à vous pour vous dire que en tant que sportif et coach de très haut niveau, à la base de cette sérieuse problématique, il y’a un manque de prise de consience et de motivation. Le jeune en dehors du tutorat, il lui faut un coaching (accompagnement de qualité) méthodologique, psychologique et organisationel (gestion de temps et stress avant les examens…)
    Les sportifs de haut niveau, ont tous un coach qui les pousse parfois, guide dans d’autres circonstances pour atteindre des performances.
    Les profs de matières n’ont pas le temps de coacher, ils donnent le programme et il faut le finir dans un temps limité.
    Les parents à cet âge, n’ont pas grande influences, trop tard car l’ados se voit adulte et n’écoute pas ces mêmes parents qui depuis des années chatent la même chose.
    Pour peut que la sitation dans la famille soit sensible, qu’un décrochage se pointe à l’horizon.
    Je vous invites à visiter cian-coaching.com pas pour me faire de la pub mais pour voir les témoignages des élèves qui ont reçus le coaching durant les trois derrnières années.
    Je crois sincèrement que tout problème à une solution dans la vie, il faut juste rester positif et créatif.
    Cordialement.

  13. Avatar de hester hester dit :

    Bonjour,
    Je pense qu’il faudrait une stratégie à deux leviers :
    - Renforcer les actions terrain pour pallier les lacunes les plus évidentes, et simples à résoudre avec des dispositifs simples, créatifs, clés en main.
    Pour ce champ, on peut soutenir l’intervention des tiers (associations, seniors, maisons de jeunes…). Ce qui présente l’avantage de la neutralité du terrain : le « hors école, hors famille » peut désamorcer certaines résistances psychologiques.
    - Celà permettrait de déplacer l’effort sur les problématiques plus complexes et les cas les plus difficiles (« loi des 80-20 » !)
    Ainsi, pour le champ des compétences organisationnelles: critiques pour le nouvel entrant au secondaire, les défaillances sur ce terrain peuvent creuser rapidement les écarts et poser un handicap qui sera difficile à surmonter, jusqu’à aboutir au décrochage. Pourtant, elles pourraient être résolues dans un grand nombre de cas, si elles étaient identifiées à temps.
    Nous avons été très étonnés de ne pas en trouver de solution simple, gratuite, facile à mettre en oeuvre qui expliquerait « pas à pas » à l’élève COMMENT organiser son temps et ses devoirs.
    Ainsi, en qualité de chef de projet en organisation (et de parent !), nous nous sommes essayés bénévolement à construire un kit Méthode et Outil tentant d’apporter une réponse concrète aux «primo-collégiens » à cette question récurrente d’organisation. Visant à favoriser sa représentation du temps et des projets (introduction de concepts comme le découpage en tâches élémentaires ou le rétro-planning par exemple) et son autonomie, le TBD, pour Tableau de Bord des Devoirs, est proposé dans un format ‘low-tech’ et une licence Creative Commons pour en permettre l’accès à tous, dans une utilisation non commerciale.

  14. Paul C. dit :

    Hélas, il y a trop peu que l’école puisse faire pour contrer le décrochage scolaire. Nous sommes présentement à prouver que de virer l’école en parc d’amusement ne fait qu’empirer la situation. Tout se joue avant que l’élève ne pose un seul pied à l’école.

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