Community Manager: être ou ne pas être?

Dernièrement, j’ai participé à une discussion sur Twitter sur le sujet de l’animation des communautés. La notion de «Community Manager» était le prétexte des échanges…
Cette semaine, j’ai été rejoint par Kim Auclair qui a aussi contacté cinq autres personnes dans le cadre d’autant d’entrevues à être publiées sur un blogue spécialisé ayant pour thème le «Community Manager». D’ailleurs, la première de ces entrevues à déjà fait l’objet d’un premier billet, celle avec Bruno Boutot
Je viens d’acheminer mes réponses aux questions de Kim. Je vais attendre de voir ce qu’elle va publier de ce que je viens de lui envoyer, mais je veux garder les traces des billets de mon blogue que j’ai consultés pour documenter mes réponses:

Je réalise que j’ai beaucoup écrit sur le sujet des communautés…

Dans ce même souci de laisser des traces, Bruno Boutot a lui aussi publié sur son blogue quelques notes axées sur le définition d’une «communauté sur le Web». Je retiens ce passage:

«Dans mon contexte professionnel, une communauté sur le Web est un site où:
1 – des membres font quelque chose ensemble, avec au moins un lieu principal d’activités communes;
2 – un “membre” est une personne inscrite dont l’identité est stable et dont toutes les contributions au site sont mémorisées et facilement accessibles à tous;
3 – Il y a un “guide de participation” clair et un système de “signal aux modérateurs” (flag).»

L’ensemble de ces entrevues risque de constituer un recueil des plus pertinents sur le sujet de l’animation des communautés. Avant de publier mes réponses, voici les questions qui m’étaient posées:

  • Animateur, community leader, community manager… Quels termes conviennent-ils le mieux à la gestion de communauté ?
  • Quel type de personne peut avoir ce poste au Québec/ quelles serait ses études ?
  • Au Québec, nous avons remarqué que certaines entreprises ont commencé à créer des postes en lien avec la gestion / animation / création de communauté : combien de temps, à ton avis, cela prendra-t-il avant que ce soit un poste intégré de façon officielle pour tout type d’entreprise ?
  • Sur twitter, lors d’une discussion au sujet du terme «Community manager», tu disais de ne pas te reconnaître personnellement dans le terme  » Community manager « . Comment décrirais-tu ton rôle ?

À suivre… mes réponses. Mais disons tout de go que j’explique pourquoi je ne me retrouve pas dans le terme «Community manager».

Mise à jour du 4 novembre 2009: L’entrevue est maintenant en ligne, publiée sous le titre «Soyez des catalyseurs pour vos communautés». Plus tôt cette semaine, la deuxième de la série d’entrevues avait été publiée, celle avec Sylvain Grand’Maison; d’ailleurs, sur ce blogue, il donne plusieurs détails supplémentaires entourant sa démarche…

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5 réponses à Community Manager: être ou ne pas être?

  1. Avatar de Dominique Dominique dit :

    J’attends de lire avec impatience tes réponses. Déjà, un point que je partage avec toi : le terme de Community manager, dans lequel je ne me reconnais pas. Ceci dit, je n’en fais pas non plus une maladie : il a le mérite d’exister ; rien ne nous empêche de nous appeler comme nous le souhaitons aussi ;)

  2. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    Si j’avais à identifier le moment où j’ai commencé à ne plus m’identifier à ce vocable de «community manager», je dirais cette fois (mai 2008) chez Vanina Delobelle, où j’ai lu la représentation qu’il fallait «adopter».
    J’aime beaucoup Vanina, qu’on me comprenne bien, mais cette façon de valoriser la connaissance d’une marque répandue chez beaucoup de «community manager» franco-français (et ailleurs) est très éloigné du type d’animation de communauté (centré sur les membres) que je privilégie.
    J’imagine Dominique que tu devrais avoir des nouvelles de Kim sous peu…

  3. bruno boutot dit :

    Le blog de Dominique est tès riche en témoignages et très pertinent pour quiconque s’intéresse aux communautés sur le Web. Je suis désormais abonné au blog comme au fil Twitter. Je suis très reconnaissant à Kim Auclair de me l’avoir fait connaître, et à Dominique de nous inviter.
    Ceci dit, j’aimerais profiter de l’hospitalité de Mario pour répondre au commentaire ci-dessus de Dominique sur le terme « Community Manager »: « Il a le mérite d’exister ».
    Pas nécessairement.
    Il y a une différence fondamentale entre nos deux cultures francophones: les Français adoptent volontiers n’importe quel mot anglais qui a le mérite d’introduire une nouvelle notion, genre: « Les mots « community manager » nous viennent des États-Unis chargés d’un sens particulier; la traduction « gestionnaire de communauté » ne transmet pas immédiatement la nature du poste et l’exotisme de son lieu d’exercice, le Web.
    Donc autant importer directement l’américain, et voilà! D’autant que « manager » est déjà dans le langage courant en France: on ne fait qu’ajouter « Community » – qui soudain signifie « Communauté sur le Web »! Le fait que l’on importe en plus la structure de la langue anglaise « community manager » n’est pas bien grave, on le fait déja en France pour nommer plein d’emplois, spécialement dans la communication. On va absorber le tout dans notre immense langue française qui en vu d’autres.
    C’est un simple constat: la dynamique de polynisation croisée entre le français de France et l’anglais d’Angleterre dure depuis 1000 ans et est très enrichissante pour les deux cultures.
    Au Québec au contraire, le terme « Community manager » n’a pas le mérite d’exister, tout simplement parce qu’il n’existe pas. Il ne peut même pas exister: il n’existe qu’en anglais américain, une langue que généralement nous lisons, parlons et adorons mais qui n’est pas la nôtre.
    Et nous tout spécialement, « Nous » qui écrivons et publions en français au Québec, nous avons la responsabilité et le réflexe d’utiliser et de transmettre des mots qui affichent à la fois le génie de notre langue et la richesse de notre identité. C’est à la fois notre contribution à la mosaïque des Amériques (nous sommes les Américains de langue française) et à la mosaïque francophone (nous sommes héritiers et géniteurs d’une langue française en Amérique).
    Nous devons cependant reconnaître que les outils que nous avons pour forger notre langue ne sont pas à la hauteur du Web, ni à sa vitesse. Je vais poster quelques notes là dessus sur mon blog, en remerciant Dominique d’avoir provoqué cet échange prometteur.

  4. Avatar de Ventoux Ventoux dit :

    Bonjour,
    Dans une communauté de pratique ou dans un réseau social éducatif, il faudrait tenir compte de facteurs comme:
    -Objectifs et compétences
    - Ressources et tâches
    - Echanges et résultats
    - Aspects de forme
    Et naturellement nous devrions disposer de critères et grilles d’analyse pour leur évaluation.
    Je vous suggère les pistes suivantes:
    Social Educational Networks Form Evaluation – Checklist
    http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/grillesnetworks.html
    Social Networks in Education Evaluation WorkSheet
    Evaluation Criteria for Educational Social Networking
    http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/grillesnetworks.html#french

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