Un million $ d’ici trois ans pour l’école de la dernière chance

Du temps où j’étais directeur d’école, je suivais de plus près les activités du Centre Psycho-Pédagogique de Québec (aussi appelée l’école Saint-François), un milieu scolaire bien particulier qui accueille les jeunes de la troisième année du primaire à la troisième année du secondaire. C’est une école privée où tous les élèves (ou à peu près) sont recommandés par des écoles publiques, parce qu’ils présentent de trop grandes difficultés d’adaptation scolaire. Deux cents filles et garçons de 7 à 17 ans, principalement de la région de Québec et de la Chaudière-Appalaches, d’intelligence normale, qui présentent des problèmes importants au niveau du comportement laissent à l’école une dernière chance. Au terme d’un passage dans cette école, environ 70 % des élèves de l’école Saint-François arrivent à réintégrer le réseau scolaire dit «ordinaire»; tout un exploit…
L’école a vécu plusieurs difficultés récemment et à la fin mars, on a entendu parler d’une vaste campagne avec comme porte-parole le chanteur Jonathan Roy, le fils de Patrick Roy qui vise à amasser beaucoup de sous pour ces jeunes en grande difficulté.
pub_cpp.pngJe me souviens au début des années 2 000 de cette pub qui ne passait pas par quatre chemins pour recruter des jeunes au profil bien défini… «L’école m’écoeure». Très audacieux… à l’image de son directeur, Jean-Marie Guay qui a consacré toute sa carrière à cette école avec qui il a eu un coup de foudre dès sa sortie de l’université. Il suffit d’écouter cette entrevue diffusée à la première chaîne de Radio-Canada pour s’en convaincre; l’homme est tout un personnage.
Par ce billet, je voulais donc simplement attirer l’attention sur une oeuvre fantastique qui mérite tout notre soutien…

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