Au-delà du nombre de vues, le nombre de conversations

Cette publicité de la Société d’assurance automobile du Québec a été mise en ligne le 17 mai dernier, en lien avec le fait que «les jeunes conducteurs de 16 à 24 ans sont surreprésentés dans les accidents de la route» (source). Le compteur de YouTube indique plus de 76 000 95 000 vues pour cette publicité qui a été conçue exclusivement pour le Web par une agence (Amalgame) avec laquelle je collabore dans le contexte d’un mandat pour le compte de la SAAQ. Ainsi, pour la suite de ce billet, j’identifie formellement mon biais…

Les efforts de sécurité routière doivent davantage passer par les citoyens et ils sont nombreux à vouloir épauler la SAAQ. Je constate depuis quelques jours que l’attention se porte beaucoup sur le nombre impressionnant d’internautes qui ont pu voir la capsule vidéo en si peu de temps. Il est vrai que la vitesse avec laquelle «le message» s’est répandu sur Internet, sans communiqué officiel, sans passer par les médias traditionnels (même si certains, très peu, ont parlé de l’initiative) est satisfaisante. L’idée de compter sur le fait que plusieurs citoyens disposent d’un médias (un blogue, un compte Facebook ou un canal Twitter, par exemple) et de faire confiance à la qualité d’une production vidéo pour que les gens se l’approprient et deviennent les porteurs du message n’est pas nouvelle. Je suis quand même très heureux d’avoir fait partie d’un groupe de professionnels des communications qui ont travaillé de concert avec des officiers d’une société d’État pour agir en ce sens. Une bonne cause, un bon message et une communauté constituée en réseau… les gens ont maintenant la possibilité de contribuer à rejoindre des jeunes adultes et des familles d’une manière différente. C’est très bien ainsi…

Je demeure convaincu que chacune des conversations qui découlent du visionnement de la vidéo est plus importante que le tourbillon du compteur de YouTube. Chez Dominic Arpin autant que sur d’autres blogues ou dans les pages Facebook de ceux qui ont «embriqué» la vidéo sur YouTube, le fil des commentaires (qu’on soit critique ou ravi de l’approche) représente une occasion en or de prise de conscience pour le bénéfice d’une sécurité routière plus affirmée.

Entrer dans les maisons, les entreprises ou les institutions est un atout pour une organisation comme la SAAQ et il est heureux que les dirigeants de cette société d’État aient compris qu’en prenant un peu de recul sur «qui doit obligatoirement contrôler le message», l’objectif de sensibilisation serait peut-être partagé par d’autres intervenants qui pourraient eux-aussi, à leur façon, faire un très bon travail.

C’est un peu ce que je voulais dire cette semaine à l’occasion du WebCamp à Québec quand je suis intervenu pour qu’on supporte les efforts du gouvernement et des organisations gouvernementales dans leurs initiatives d’intégration du Web participatif au lieu de toujours leur reprocher leur retard sur l’industrie!

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