Des raisons de se doter d’un Ordre professionnel des enseignantes et des enseignants au Québec : en voici seize !

Trois billets ont été publiés ici récemment dans la série « Les enseignantes et les enseignants ne sont pas toujours traitées/s de façon professionnelle au Québec. Désirent-elles/ils qu’il en soit autrement… ainsi que la société québécoise ? » Dans le dernier de ces billets où nous tentions (René Larouche et moi) de faire des hypothèses expliquant les écarts de perception entre le fait que les enseignants sont bien perçus par le grand public et qu’eux-mêmes n’ont pas tendance à se sentir reconnus à leur juste valeur, un commentaire d’un internaute m’a fait réagir en parlant de ce point de départ de notre démarche comme étant une sorte «d’apéritif». René m’est revenu récemment avec seize « harmoniques » motivant le fait de se doter d’un Ordre professionnel des enseignantes et des enseignants au Québec. Je continue donc de lui offrir cet espace de mon blogue où j’ai commencé à publier plusieurs documents jamais diffusés au public sur les avantages que pourraient connaître la société québécoise si un ordre professionnel des enseignantes et des enseignants voyait le jour. Au fur et à mesure que les seize billets seront publiés, je ferai les hyperliens appropriés à même ce texte…
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L’enseignement se doit de devenir une véritable profession afin que toutes les Québécoises et tous les Québécois… y compris les enseignantes et les enseignants… ainsi que la société actuelle et future puissent… enfin… retirer les nombreux avantages et bénéfices du système professionnel.

Le système d’éducation actuel ne peut garantir la qualité de l’enseignement à l’ensemble des élèves du Québec, à tous les niveaux du primaire et du secondaire, dans tous les établissements scolaires et en tout temps. La structure et le fonctionnement de notre système d’éducation, passé et actuel, ont démontré leur incapacité de corriger certaines déficiences qui existent en ce qui concerne notamment la protection adéquate, efficace et efficiente du public. Seule la présence d’un Ordre professionnel pourra permettre, comme c’est le cas en Ontario, le développement optimal d’une véritable profession enseignante, tout en contribuant, de différentes manières, à ce que les enseignantes et les enseignants puissent atteindre leur plein épanouissement sur le plan socio-professionnel, autant à l’échelle individuelle qu’à celle de l’ensemble du corps professoral.

C’est aussi la position de l’Office des professions du Québec qui a affirmé, en 2002, qu’un Ordre professionnel fait écho à une volonté des plus actuelles de doter le monde de l’éducation de la structure qui parvient le mieux à concilier la qualité des services, la protection du public et l’autonomie des professionnels.

« Globalement, qu’on se situe à l’échelle québécoise ou internationale, on observe que l’hypothèse de constituer un Ordre professionnel des enseignantes et des enseignants fait écho à une volonté des plus actuelles de doter le monde de l’éducation de la structure qui parvient le mieux à concilier la qualité des services, la protection du public et l’autonomie des professionnels. » (Office des professions du Québec. Avis de l’Office des professions du Québec sur l’opportunité de constituer un Ordre professionnel des enseignantes et des enseignants, décembre 2002, p. 61)

Tout changement de cette envergure demande qu’on y consacre non seulement du temps et de l’énergie, mais que l’on confronte aussi ses opinions avec celles d’autres personnes ayant un point de vue différent. Pour atteindre cet objectif il est nécessaire que circule librement l’information la plus objective et la plus complète possible afin qu’émergent des prises de positions éclairées et étoffées sur le sujet.

Toute la population du Québec se doit d’avoir la possibilité de débattre de ce sujet sur la place publique, en toute liberté et dans le respect des opinions divergentes. C’est fort heureusement ce que nous permet Mario Asselin avec son blogue. Grâce à Mario, la société québécoise peut…enfin…participer à un débat en profondeur sur la question de l’existence et du devenir de l’enseignement comme profession, ainsi que sur le rehaussement du statut des enseignantes et des enseignants qui devront dorénavant être considérées/s et traitées/s comme de véritables professionnelles et professionnels.

C’est toute la société québécoise actuelle et future, ainsi que le public… y compris la profession enseignante et l’ensemble du corps enseignant …, qui en retireront de nombreux avantages et de multiples bénéfices, à court, moyen et long termes.

La société québécoise me paraît être à la croisée des chemins : permettre ou interdire aux enseignantes et aux enseignants d’accéder à la ligue majeure des professions ?

Seize raisons de se doter d’un Ordre professionnel des enseignantes et des enseignants au Québec

  1. La mission de protéger le public : la raison d’être d’un Ordre professionnel.
  2. Mieux protéger le public : en particulier en ce qui concerne la prévention de certains risques de préjudices.
  3. Mieux protéger le public : en particulier en ce qui concerne le caractère confidentiel des renseignements que les enseignants obtiennent dans le cadre de leurs fonctions professionnelles.
  4. L’impact majeur sur l’autogouvernance de la profession enseignante par les enseignantes et les enseignants.
  5. Le transfert de certaines fonctions, pouvoirs et responsabilités de type professionnel qui étaient réparties, jusqu’à présent, entre divers intervenants du système scolaire.
  6. L’accès à une plus grande autonomie à l’échelle collective et individuelle.
  7. Une meilleure gestion du milieu de travail habituel ainsi que le droit d’exercer ou non cette nouvelle profession.
  8. L’assurance que l’évaluation des enseignantes et des enseignants s’effectue de façon professionnelle.
  9. L’amélioration importante du traitement des plaintes.
  10. L’assurance que la formation initiale, pratique et continue soient adéquate.
  11. Mieux protéger le public : y compris les bonnes enseignantes et les bons enseignants ainsi que la société québécoise actuelle et future.
  12. La réponse à de multiples besoins et attentes des enseignantes et des enseignants.
  13. Professionnaliser davantage le « contrat social » qui se doit d’exister entre le corps enseignant et la société québécoise.
  14. Une façon de démontrer concrètement l’importance et la valeur que la société québécoise accorde au corps enseignant ainsi qu’à leurs fonctions.
  15. L’établissement d’un organisme distinct, mais complémentaire, d’un syndicat.
  16. La nécessité de créer des liens forts… enfin, au Québec… entre le système d’éducation et le système professionnel.

Sommes toutes…

« La constitution d’un ordre professionnel n’est pas une récompense, une consécration ou encore un statut social conféré selon le mérite du groupe concerné. Il s’agit essentiellement d’un acte de l’État qui consiste à donner à un groupe de professionnels, des devoirs exigeants en vue de la protection du public, de même que des pouvoirs qui leur sont corollaires. » (Samson, Jean K., président de l’Office des professions du Québec, Allocution au congrès patronal de l’Institut canadien des évaluateurs agréés, 4 juin 1999, p. 19)

La présence d’un Ordre professionnel des enseignantes et des enseignants permettrait que l’autogouvernance et l’autogestion (i.e. l’autoréglementation, l’autodiscipline et l’autofinancement) de la profession enseignante soient effectuées par ses membres qui connaissent le mieux les particularités qui sont inhérentes à leur profession, plutôt que par les fonctionnaires du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, et les administrateurs des commissions scolaires, qui n’ont pas toujours une formation générale ou spécifique, ni l’expertise académique et professionnelle nécessaire pour analyser certaines questions complexes qui concernent l’enseignement.

Mise à jour du 15 mai 2014 : Lettre ouverte d’une enseignante du secondaire ce matin publiée à La Presse.

Mise à jour du 25 octobre 2016 : Un intéressant débat sur la pertinence d’un Ordre professionnel pour les enseignantes et les enseignants a eu lieu hier entre Jean-François Roberge (député de Chambly) et Eric Gingras (Président du Syndicat de Champlain).

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14 réponses à Des raisons de se doter d’un Ordre professionnel des enseignantes et des enseignants au Québec : en voici seize !

  1. Avatar de FrancoisGuite FrancoisGuite dit :

    Quelques réactions, rapidement et à froid:
    Quelques-uns des 16 points me semblent avoir du mérite, comme celui de « professionnaliser davantage le « contrat social » qui se doit d’exister entre le corps enseignant et la société ».
    Par esprit de rigueur, je suggère d’éviter la redondance. L’idée de mieux protéger le public revient trois fois. Quoique les détails varient, je trouve que c’est une faiblesse de l’argumantaire que de substituer à la qualité des arguments leur quantité.
    Enfin, d’entrée de jeu, l’accès « à la ligue majeure des professions » est une expression malheureuse et condescendantes pour les autres professions. Nous ne sommes plus dans une dynamique sociale des hiérarchies, du moins sur le plan des valeurs.
    Enfin, je souligne que les systèmes scolaires les plus performants, notamment en Finlande et en Corée du Sud, font fi d’un ordre professionnel, du moins si mes connaissances et mes recherches rapides sont exactes. Dans ce cas, on ne saurait faire d’un ordre professionnel une condition nécessaire à la réussite scolaire.

  2. Avatar de LucPapineau LucPapineau dit :

    On jase…
    En quoi un ordre professionnel peut-il véritablement garantir la qualité de l’enseignement à l’ensemble des élèves? En santé, il existe des ordre professionnels et, à ce que je sache, le système est tout aussi défaillant.
    L’ordre assurera peut-être «la protection adéquate, efficace et efficiente du public», mais est-ce là la principale cause de la déficience du système actuel en éducation?
    En quoi également un ordre assurera-t-il une plus grande autonomie des enseignants quand les PDF, les politiques de normes et d’évaluation des apprentissages laissent peu de marge de manoeuvre?
    Comment, concrètement, se vivraient les points 5, 6, 7 et 9 au quotidien, tiens? Que veut dire le point 13?
    Si je fais l’évaluation des points avancés, je remarque la protection du public (incluant nécessairement le traitement des plaintes) revient cinq fois. Cela est une proposition bien moyenne pour les enseignants sinon qu’elle permettrait d’éliminer les collègues incompétents et donnerait une meilleure image de la profession (quoique l’image publique des profs soit déjà très bonne). Or, ces incompétents sont souvent connus et c’est le système lui-même qui les tolère et demeure inactif. Pourquoi devrais-je me farcir un ordre professionnel pour améliorer un système qui, en temps ordinaire, se fout pas mal des conditions dans lesquelles j’enseigne et qui continuera de s’en foutre, ordre professionnel ou pas?
    De plus, la formation, l’évaluation et la reconnaissance de la qualification constituent un autre bloc important. La qualification est supposée relevée de l’employeur qui doit prévoir un temps de formation continue. De même, pour l’évaluation qui est faite par des directions débordées.
    Or, on sait que ce n’est pas le cas. Dans plusieurs métiers, la formation continue est reconnue et payée. Mais c’est comme les stages universitaires en éducation qui sont non rémunérés, contrairement à d’autres. Pourquoi des enseignants devraient payer de leur poche et se doter d’un organisme de contrôle – dont ils perdront peut-être le contrôle comme en Ontario – pour suppléer aux lacunes du système actuel? Pourquoi devrais-je me farcir ce que le système est supposé faire? Donnons le temps aux directions d’évaluer, donnons le temps aux profs de se former, non?
    J’ai de la difficulté à voir là-dedans ce qui séduira un enseignant moyen qui vit la précarité et la détresse avec des groupes surpeuplés, dans un classe en mauvais état, sans matériel et sans ressources d’accompagnement.
    Plusieurs enseignants vivent des situations d’urgence. Avoir l’impression qu’on va leur en ajouter sans alléger quoi que ce soit ne me semble pas «vendeur».
    De mémoire, l’Office des professions du Québec (OPQ), en janvier 2003, ne recommandait pas la création d’un ordre professionnel des enseignants.
    Puisqu’on parle de l’exemple ontarien, c’est bien le gouvernement Harris qui a imposé un programme de « re­certification » tous les cinq ans alors que celui-ci était pourtant décrié par l’ordre lui-même pour son caractère trop rigide? N’est-ce pas en Ontario où les représentants des enseignants, au départ majoritaires, sont aujourd’hui minoritaires sur
    le conseil d’administration? N’est-ce pas en Ontario où un enseignant a vu son droit d’exercer parce qu’il aurait commis un méfait relié d’aucune façon à son travail? Enfin, n’est pas en Ontario où l’on parle de revitaliser un ordre déchiré par des querelles politiques et où le taux de vote aux élections a atteint 4% en 2003?
    Et à quand un ordre professionnel des directions, des DG et des ministres de l’Éducation?
    http://www.edu.gov.on.ca/fre/general/elemsec/partnership/revitalizingf.html

  3. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    Je précise d’abord qu’au moment de vos commentaires (Luc et François), il n’y avait que quatre des seize « raisons » qui menaient vers un billet « argumenté ». François, tu me conseillais « d’éviter la redondance »; j’ai choisi de séparer en trois l’item « mieux protéger le public » parce qu’il y avait trop de matériel pour un seul billet; je comprends facilement que dans l’exercice d’un seul texte, j’aurais pu titrer qu’il y avait « quatorze raisons… ». L’expression « ligue majeure des professions », chère à René Larouche, veut démontrer que celle des enseignants n’est pas au même niveau que celles qui bénéficient de l’encadrement du Ordre professionnel, mais je note ton opinion à l’effet qu’elle te paraît « condescendantes ». Pour le reste, je vais chercher de mon côté, mais dans ces deux pays, j’ai lu que la reconnaissance sociale des enseignants était très forte, bien au-delà de ce qui existe ici.
    Luc, je souhaite que tu trouves quelques explications à travers la publication des billets correspondants aux points #5, #6, #7 #9 et #13; ça s’en vient… Je viens de publier ce matin le #5. Je comprends que la protection du public n’est peut-être pas, d’entrée de jeu, un argument très « fort » pour un enseignant, mais je crois qu’une profession bien encadrée au niveau de la protection du public bénéficie toujours à ceux qui l’exercent. Les gens qui reçoivent les services de professionnels bien encadrés ont tendance à faire confiance à l’encadrement et laissent davantage de marge de manoeuvre aux professionnels.
    Il est vrai que plusieurs enseignants ressentent l’urgence d’agir. Ce billet – ni tous les autres portant sur la création d’un Ordre professionnel – ne risque pas de répondre à ce besoin de solutions urgentes à des problèmes qui commandent une tout autre réaction. Des écoles en mauvaises conditions qui offrent des conditions d’apprentissage et d’enseignement non sécuritaire exigent un autre type d’intervention, j’en conviens.
    Ces billets sur ce sujet de l’ordre professionnel Luc doivent être mis en contexte avec d’autres propositions que je véhicule et que la CAQ véhicule. Dans le contexte de l’évaluation des enseignants, par exemple, je souhaite que la direction d’une école puisse pouvoir compter sur l’éclairage d’un Ordre professionnel à un moment donné du processus qui reste à définir. Je demeure convaincu que les syndicats d’enseignants ne sont pas TOUJOURS les mieux placés pour parler au nom des enseignants, surtout quand le statut de professionnels entre en conflit avec la nécessaire défense des intérêts des membres.
    Sur ton affirmation à l’effet que « l’Office des professions du Québec (OPQ), en janvier 2003, ne recommandait pas la création d’un ordre professionnel des enseignants », ce n’est pas tout à fait exact, bien que littéralement, on puisse donner ce sens au document. L’avis de l’Office des professions rédigé en décembre 2002 dit ceci (les caractères en gras sont de moi):

    «Il ressort de ce qu’on vient d’énoncer qu’il serait avantageux, pour le système d’éducation, de s’inspirer, à certains égards, des mécanismes professionnels. L’Office déduit également de ses travaux que l’encadrement actuel peut continuer d’être amélioré et ainsi suffire, par ses voies propres, à mettre en place des mécanismes pouvant mener à des résultats comparables à ceux d’un ordre, dont l’évaluation de la pratique individuelle et la discipline…»

    C’est sur cette base « d’amélioration anticipée » que l’Office a recommandé que ne soit pas, à court terme, créé un Ordre professionnel. Mais tu admettras avec moi que sur le seul domaine de l’évaluation de la pratique professionnelle, il n’y a eu aucun travail sérieux. Et que dire des autres domaines…
    L’Office avait en quelque sorte donné « une dernière chance » aux intervenants d’agir sans Ordre professionnel. Les résultats ne sont pas au rendez-vous. Il est temps d’agir sous cette gouverne d’un Ordre professionnel maintenant, en 2011.

  4. Avatar de MarcSt-Pierre MarcSt-Pierre dit :

    « Je demeure convaincu que les syndicats d’enseignants ne sont pas TOUJOURS les mieux placés pour parler au nom des enseignants, surtout quand le statut de professionnels entre en conflit avec la nécessaire défense des intérêts des membres »
    Tu conviendras Mario que même dans les Ordres existants, pensons aux médecins, aux psychologues ou aux ingénieurs, il existe des tensions permanentes entre la protection du public et la protection de la profession et de ses membres.
    Quel est le besoin, quelle est la meilleure solution, me semblerait une façon de faire. J’ai comme limpression qu’on fonctione à l’envers. Là, t’as l’Ordre, qui est une solution et c’est comme si on se mettait à la recherche des problèmes que notre solution pourrait résoudre… C’est comme inventer le tournevis étoile et se demander ensuite à quoi ça pourrait servir…

  5. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    J’en conviens Marc.. Si l’arrivée d’un Ordre n’abaisse pas toutes les tension, je crois tout de même que le mélange des rôles diminuera et que l’éducation s’en portera mieux.
    On ne cherche pas les problèmes dans le réseau de l’éducation Marc, ils existent déjà. Tu oublies les billets précédents qui montrent le paradoxe chez les enseignants qui ne se sentent pas appréciés malgré les sondages qui placent en haute estime cette occupation. C’est pour enfoncer une visse avec une tête en forme d’étoile qu’on cherche le bon tournevis… La solution existe, elle est à portée de mains.

  6. Marc st-pierre dit :

    Les sondages, Mario, je t’ai donné mon avis là-dessus: quand pendant plus de 10 ans les propositions pédagogiques qu’on fait aux enseignants sont réputés inefficaces, pour peu qu’on s’intéresse aux recherches, de même que les modèles théoriques sur lesquels ils s’appuient, va-t-on s’étonner que nos enseignants perdent le moral face aux tristes résultats obtenus, notamment avec les élèves les plus à risque.

  7. En ce moment, comme enseignant, je suis sous la férule d’un ministère, d’une commission scolaire (et de son ridicule conseil des commissaires), d’une direction d’école et même, d’un syndicat… Je me demande qui, dans tout ça, a le mandat clair de superviser la profession enseignante… et la compétence pour le faire!
    Le problème est que chacun des intervenants prétend avoir ce mandat… tout en ayant d’autres mandats qui le place en situation de conflit d’intérêt. Pour ce qui est de la compétence, je me retiens d’écrire ici le fond de ma pensée.

  8. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    Jean-François… Je me demande parfois pourquoi j’écris de si longs billets ?
    Vos deux paragraphes me semblent toucher le coeur de la question et résument bien la problématique : tout le monde s’en occupe, donc personne ne s’en occupe vraiment ! Et les enseignants, pendant ce temps-là, ne se sentent pas appréciés à leur juste valeur…
    Merci de votre commentaire.

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  11. @ MM. Roberge et Asselin,

    Je suis d’avis que si l’entourage de François LEGAULT n’est pas capable de se prononcer et de spécifier la nature du problème de compétence ou de qualité de l’enseignement au Québec, cela équivaut à envoyer dans une fosse à lions, sans garde-du-corps, celui que nous pressentons comme aspirant premier ministre du Québec.

    Est-ce vraiment ce que nous voulons?

    S’il y a problème de compétence, faut l’exprimer clairement, ouvertement. Si la source de ce problème provient de trop nombreuses réformes que les enseignants ne veulent ou ne peuvent s’approprier, sans gêne, il faut situer l’évaluation dans ce contexte. Si ce problème est lié à la complexité du contexte l’ignorer ne sert à rien.

    J’en comprends que dans le contexte actuel, les enseignants n’ont pas besoin d’être rassurés par rapport à la création d’un ordre professionnel, mais plutôt par rapport à l’accès aux ressources dont ils ont et auront besoin pour améliorer (s’il y a lieu) la qualité de l’enseignement en relation avec l’un ou l’autre des quatre piliers de l’éducation proposés par l’UNESCO.

    Il ne faut surtout pas oublier qu’évaluation et ordre professionnel sont des moyens pas LA finalité. Qu’avant d’apprendre à être, à connaître, à faire, à vivre ensemble, il faut retrouver l’ÊTRE que nous sommes. Il ne faut surtout pas ignorer le fait que ce qui est bon pour tout le monde, pour les autres, l’est aussi et surtout pour nous. Je pense ici plus particulièrement à ceux et celles qui sont aux prises avec une souffrance dont ils ignorent la présence, dans un contexte global où la progression d’un système néolibéral et la mondialisation, sont des défis auxquels tant les enseignants, les syndicats que nos dirigeants, sont confrontés.

    Merci pour votre attention!

    http://www.unesco.org/delors/tffrench/piliers.htm
    http://www.cirp.uqam.ca/documents%20pdf/collectifs/25_AciolyRegnieretall.pdf

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