Leadership politique

Jeudi soir dernier, j’étais devant l’écran de mon téléviseur pour une des rares fois ces derniers temps et j’ai porté beaucoup d’intérêts à l’entrevue accordée par Jacques Parizeau à Marie-France Bazzo. Il y était question de leadership politique et de plusieurs autres sujets d’actualité. Dans un des segments de l’émission, deux questions étaient aussi posées:

  • De quel type de dirigeants avons-nous besoin ?
  • Et qu’est-ce qui fait un bon leader ?

Monsieur Parizeau a parlé de l’enthousiasme que nous devrons retrouver au Québec, de l’importance du rôle de « l’état [qui] doit protéger son monde » et il y est allé d’une prise de position sans équivoque sur ce qui serait souhaitable à court terme au niveau politique :

« Quand les Québécois commencent à se dire que peut-être ils sont des « pas bons », il est temps qu’ils changent de gouvernement, de leader ».

Depuis jeudi soir, j’ai lu trois textes qui découlent du passage de Jacques Parizeau chez Mme Bazzo; celui de Josée Legault, le billet de Simon Jodoin et « la réplique » de Martin Petit sur son blogue.

De mon côté, j’ai retenu deux choses importantes du message de M. Parizeau. D’abord, « il faut que notre société prenne l’habitude des débats ». Ensuite, « qu’il y a trop de politiciens professionnels à l’Assemblée nationale, des gens qui ne connaissent que la politique ». S’il n’est probablement pas question ici de renouveler complètement la classe politique dans les prochains mois, force est d’admettre que la présence de gens de différents horizons au Parlement pourrait contribuer à mieux incarner cette volonté souvent exprimée qui consiste à « apprendre à faire de la politique autrement ».

Dans la foulée, Normand Baillargeon (professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal), a répondu très clairement à la question des qualités que nous devrions pouvoir trouver chez un leader politique, « imagination, conscience de l’urgence du moment et capacité de nourrir la démocratie par l’éducation ». Très inspirant…

Pendant la discussion avec M. Parizeau sur ce qui semble arriver au Québec à gauche de l’échiquier politique où il mentionnait que « la gauche modérée ne s’est pas renouvelée », Normand Baillargeon en a profité pour ajouter que « la gauche a [plutôt] géré au lieu de créer ». Message…

Il y avait beaucoup d’inspiration dans cette émission de Bazzo.tv pour qui réfléchit à un engagement politique plus affirmé!

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