Le beau parleur

Note : Ce billet a d’abord été publié sur le site du Voir, dans la section « Blogues ».

J’étais présent hier soir à Québec au premier rassemblement partisan de la Coalition Avenir Québec.

La prestation de M. Legault a beaucoup fait parler hier soir et ce matin dans les médias. On cite souvent ce qu’il a dit au sujet de M. Charest, notre premier ministre depuis bientôt neuf ans.

« Jean Charest c’est un beau parleur, ce n’est pas un homme de résultats. »

Le message est clair et je conviens du fait que ça met beaucoup de pression sur les épaules de ceux qui travaillent aux projets de la Coalition. Il faudra livrer des résultats.

Un des moments forts de ma soirée fut les quelques minutes passées à discuter avec Monsieur Jean Allaire, fondateur de l’Action démocratique du Québec en 1994; à titre de premier chef de l’ADQ et surtout, à titre de figure dominante de la politique québécoise des dernières années, les militants l’ont chaudement applaudi en début de rencontre. J’ai été touché par le haut niveau de sa confiance envers le cheminement de la C.A.Q. et il a continué de me surprendre en affirmant que tôt ou tard, une certaine forme de « représentation proportionnelle » existera au Québec. On a convenu ensemble que ce n’était pas, pour l’instant, au programme de la formation politique qui a succédé à celle qu’il a fondé et nous avons bien rigolé. Mais son assurance était ferme. Il me conseillait de rester patient… que les planètes s’alignaient doucement en ce sens. Les résultats étaient bientôt à portée de voie (oui, oui… pas « de voix »).

Je reviens à l’idée forte qui se dégage du rassemblement d’hier soir. Autant cet extrait du message de François Legault sur le « beau parleur » fait image, autant de mon côté c’est l’aspect « des résultats » qui me touche. Neuf ans au pouvoir…

« L’économie du Québec vient de traverser son pire trimestre depuis 30 ans. Notre taux de chômage est maintenant à 8,4 %! Il s’agit du pire taux de chômage de toutes les provinces, à l’exception des provinces maritimes. Depuis un an, le Québec a perdu 45 000 emplois. Et quelle a été la réaction du gouvernement libéral ? Des comités ! Depuis 9 ans, le gouvernement libéral a augmenté la dette du Québec de plus de 50 milliards de dollars. C’est un record de tous les temps. »

Il s’agissait bien sûr d’un événement partisan hier soir. Mais puis-je affirmer que ce genre de message a été bien reçu de tous?

N.B. Crédit photo : Donald Leblanc

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