Connected learning vs networked learning

Je lisais ce matin Thomas L. Friedman au New York Times à propos des MOOCs et de la révolution qu’ils annoncent et je me disais qu’il passait juste à côté d’un élément important; mais je ne pouvais mettre en mots ce dont il s’agissait exactement.

Plusieurs textes ou commentaires dans les dernières semaines me donnent parfois cette même impression (deux exemples, ici et ici) et aujourd’hui, dans un seul gazouillis de George Siemens – en anglais cependant, je trouve les mots qui fournissent une explication rationnelle à cette impression :

« Friedman mistakes the representation of a trend (MOOC) for the actual trend itself (move to networked digital learning) »

Je me suis souvenu tout à coup de ce lumineux schéma de Siemens que j’avais utilisé dans ce billet sur le connectivisme et les connaissances distribuées

Je suis tellement d’accord avec le chercheur Canadien de la Athabasca University quand il écrit que c’est trop facile de confondre l’importance de l’immense buzz autour des MOOCs avec la nécessité de se centrer sur celui qu’il représente et qui se cache derrière : le « networked digital learning ». Les MOOCs, s’ils sont importants, c’est parce qu’ils ont le potentiel de nous conduire vers d’autres rives en matière de nouveaux modèles d’accès à la connaissance et d’apprentissages féconds tout au long de la vie.

Quelques minutes après son premier tweet, Siemens en ajoutait un autre qui mène à un texte tout à fait stimulant sur les nuances à établir entre apprendre en étant connecté (« connected learning ») et apprendre en étant en réseau (« networked learning »). Quand on lit « Exploring connected versus/and networked learning », on comprend mieux que la composante « sociale » qu’apporte le fait d’être en réseau est beaucoup plus importante que le fait d’être branché, même si c’est déjà un grand progrès que de pouvoir être mis en contact avec la connaissance la plus « à jour » par l’intermédiaire des dispositifs numériques et du traitement éditorial des meilleurs professeurs d’un domaine d’apprentissage.

Je regardais ce dessin de type « cartoon » ce matin…

Crédits : Biratan

On s’émeut parfois que les temps changent et que les objets du présent des uns génèrent un brin de méfiance chez les autres.

D’accord sur le fait que les MOOCs ne sont et ne seront pas une panacée. Aussi, prenons conscience qu’il peut exister plusieurs sortent de MOOCs et que les modèles ne demandent qu’à évoluer…

Mais attention avant de rejeter trop rapidement la valeur de ces dispositifs qui contribuent à mettre les apprenants en réseau autant qu’ils souhaitent donner facilement accès à la connaissance en la diffusant et en l’enrichissant. L’objectif n’est-il pas d’aménager encore davantage cette culture de l’apprentissage qui doit émerger dans cette société qui prétend à en devenir une « du savoir » ?

De la génération du livre à celle de l’écran, on comprendra que les peurs ne logent pas au même endroit !

On poursuit la réflexion de cette fin de semaine à suivre le fil de la non-conférence Educon 2.5 au Nouveau-Brunswick la semaine prochaine ?

N.B. Malgré tout ce que j’ai écrit précédemment, je reconnais tout comme Harold Jarche la primauté de la gestion personnelle des connaissances (personal knowledge management) à la puissance des espaces collaboratifs de travail (collaborative workspaces).

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2 réponses à Connected learning vs networked learning

  1. Merci pour les ajouts à la discussion. Je me garde du « stock » pour la poursuivre en face à face en février ;-) j’ai appris que tu serais de passage à l’UQAC pour expliquer aux universitaires quoi faire par rapport à un éventuel plan numérique.

  2. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    « Expliquer aux universitaires » ? Tu es mal informé ;-)

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