Fusion des CS : offre R.E.F.U.S.É.E

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec dans la section « blogue ».

Le Journal a mis la main sur un document interne de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) qui fait état d’une proposition de la Commission de révision permanente des programmes dans le dossier des commissions scolaires : «faire passer de 60 à 34 le nombre de commissions scolaires (CS) francophones dans la province» (source).

La réponse de la FCSQ semble claire : «Il est hors de question» de travailler avec le gouvernement sur «une carte hypothétique de fusions de commissions scolaires».

Mon hypothèse d’une politique du va-tout de la part de la FCSQ semble se concrétiser.

Loin de se montrer conciliants avec le ministre, la commission Robillard (qui semble avoir comme prémisse de carrément les abolir) ou le Premier ministre lui-même, les commissions scolaires misent tout sur une augmentation du taux de vote aux élections du 2 novembre prochain, déclarées référendaires par le ministre Yves Bolduc.

Rien pour les aider, cette nouvelle survient le jour où la Coalition Avenir Québec annonce que les députés de la CAQ n’iront pas voter aux élections scolaires, sans nécessairement «appeler la population à boycotter ce scrutin».

«Ils vont revoir les structures et l’administration si le taux de participation est bas. Et c’est en n’allant pas voter que le gouvernement va écouter notre message. — Jean-François Roberge, porte-parole de la CAQ en matière d’Éducation»

On se souviendra qu’à l’époque où c’était Marie Malavoy d’un gouvernement péquiste qui était ministre de l’Éducation, la FCSQ a joué la carte du gouvernement autonome et n’a pas accepté d’y aller doucement avec les augmentations de taxes scolaires ce qui avait forcé le gouvernement Marois à déposer un projet de loi qui prévoyait le remboursement de 100 M$ en crédits de taxes aux citoyens, en provenance des nombreuses CS qui avaient «exagérées».

De là à en déduire que les CS sont politiquement isolées, il n’y a qu’un pas à franchir.

Se braquer contre le gouvernement Couillard après avoir refusé de collaborer avec le PQ du temps où ils étaient au gouvernement comporte certains risques quand on sait que la CAQ a déjà dans son programme de les remplacer par des centres administratifs plus légers.

Il ne leur reste que l’appui populaire pour espérer créer un rapport de force.

Les commissions scolaires ont-elles l’appui de la population ?

On le saura très bientôt…

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