De l’ambition. Numérique.

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec et au Journal de Montréal dans la section « blogue ».

La semaine qui vient de passer a été l’occasion de plusieurs annonces concernant le numérique.

En France, le Conseil national du numérique a remis au Premier ministre Manuel Valls une synthèse de la grande concertation citoyenne lancée en octobre 2014.

Au Québec, c’est le président du Conseil du trésor qui a fait la manchette en présentant sa réforme informatique.

Deux mondes qui ne font pas partie du même univers, pour l’instant.

La comparaison est injuste, je sais.

Le Rapport “Ambition numérique” survient après six mois de concertation et comprend 70 recommandations. Il constitue de fait, une véritable stratégie numérique pour la France qui se décline en quatorze actes, dont ceux-ci:

  • Soutenir la montée en puissance et l’ouverture à l’international de la « French Tech ».
  • Promouvoir une économie de la donnée en créant la notion de données d’intérêt général.
  • Créer une véritable alliance autour de l’innovation ouverte en encourant la coopération entre entreprises traditionnelles et startups.
  • Organiser la transition numérique des très petites, et petites/moyennes entreprises.
  • Favoriser une science ouverte par la libre diffusion des publications et des données de la recherche.
  • Accompagner la révolution numérique dans les pays du Sud.
  • Déployer le plan numérique pour l’éducation.

Une animation vidéo réussie nous en dit plus long…

Pendant ce temps-là au Québec, on en est à essayer d’y voir un peu plus clair sur les technologies de l’information qu’on surnomme affectueusement au Journal « le bordel informatique ».

Mais il y a un peu d’espoir.

Dans le discours de clôture du congrès du PLQ de la fin de semaine dernière, il y avait ces quatre petites phrases prononcées par notre Premier ministre : «Une nouvelle civilisation est en émergence : celle du numérique. Aussi importante que l’écriture, l’imprimerie, l’internet. Nous avons tout ce qu’il faut pour en tirer avantage. Nous travaillerons sur une stratégie numérique.»

On se contente avec ce qu’on peut.

Déclaration d’intérêts : le lecteur avisé prendra en compte que je suis un des administrateurs de l’Institut de gouvernance numérique.

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