Consulter. En éducation.

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec et au Journal de Montréal dans la section blogue.

Par sa démarche inusitée de consultation numérique, le Cégep de Chicoutimi fait non seulement prendre un virage important au type de gouvernance d’une institution régionale, mais il fait aussi la preuve que ce genre de démarche intéresse au plus haut point les parties prenantes.

Dès l’annonce de cette semaine, j’ai été curieux de savoir si la communauté éducative du Cégep de Chicoutimi participerait à l’exercice. Il s’agissait avant tout de mettre fin aux portes closes et de partager dans l’espace public neuf axes de développement touchant de nouvelles orientations que pourraient se donner l’établissement collégial.

« Que ce soit pour l’évaluation des programmes, des données sur les étudiants, les besoins des entreprises en main-d’oeuvre, la gestion des immeubles, les échanges d’étudiants à l’international ou d’autres nombreux sujets, Mme Blanchet (directrice générale) proclame que l’époque où les décisions sont prises derrière des portes closes est terminée. »

Au moment d’écrire, après seulement quelques jours de mise en ligne de la plateforme de consultation, 87 contributions provenants de 63 participants ayant généré près de 400 votes ont été enregistrées.

Bien entendu il faut mettre dans la balance un fort désir de s’exprimer d’un peu tout le monde après avoir vécu un épisode difficile pendant quelques années. Les principes de la gouvernance ouverte (transparence, participation, collaboration) ont été privilégiés pour tenter d’implanter « une nouvelle culture organisationnelle » basée sur « la démocratie ouverte et numérique » (source).

Parmi les premiers contributeurs, on constate que plusieurs étudiants et employés du Cégep se sont immédiatement manifestés. Quand on regarde du côté des propositions les plus votés, on y retrouve celle de s’ouvrir à des étudiants de partout à travers le monde. Les arguments « pour » (il n’y a aucun argument « contre » pour le moment) donnent une idée du sérieux avec lequel on s’approprie la démarche.

L’identité bien affirmée des contributeurs étant évidente, il est possible de croire que c’est un facteur qui prédispose à retrouver dans cette consultation des prises de parole bien formulées et respectueuses des conventions quand il s’agit d’échanger des points de vue de toutes sortes. Une charte d’usage figure d’ailleurs au menu pour diriger la circulation.

La démarche est ouverte au public, pas seulement aux parties prenantes du Cégep de Chicoutimi. L’ensemble de la population est donc invitée « à contribuer à la construction du cégep de demain » (source).

N.B. Je suis membre du conseil d’administration de l’Institut de gouvernance numérique qui accompagne ce Cégep dans sa démarche, sans être directement impliqué dans la conduite du mandat. Je voulais tout de même que les lecteurs du Journal en soient informés.

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