Le socio-financement pour faire bouger le ministre Barrette

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec et au Journal de Montréal dans la section du blogue des «spin doctors».

Faire campagne sur Internet pour pouvoir se payer une hygiène décente. Nous en sommes là.

Je dois tout de suite préciser que je connaissais François Marcotte avant que son histoire soit révélée par le Devoir ce matin.

Mon copain Clément Laberge que je cite de temps à autre ici raconte le contexte de sa démarche mieux que je ne pourrais le faire, dans un billet qui n’a sûrement pas été facile à écrire, La dignité. Aussi, l’article au Devoir découle de l’initiative d’un autre copain, photographe de profession, qu’il convient de lire.

Je ne cacherai pas que deux conséquences de l’actualité de ce matin me font plaisir: les dons affluent sur le site de la campagne Douches et kilomètres de François et sa/la cause du manque de soins dans les CHSLD est aujourd’hui dans le domaine public.

Est-ce que ce sera suffisant pour que le ministre Barrette bouge ?

En est-on rendu à devoir se fier sur le socio-financement pour s’assurer de pouvoir recevoir le minimum de soins dans un établissement public de santé au Québec ?

Comme l’écrit Clément, « ce serait trop facile de lui faire porter seul [au ministre Barrette] la responsabilité de la situation », mais il demeure quand même qu’il a un rôle important à jouer pour que ce genre de problématique soit mieux géré et que les services soient offerts en qualité et en quantité suffisantes..

Pour ma part, le premier devoir me semblait être de mettre ma pierre à l’édifice en donnant à la campagne de François. C’est fait. Je crois important qu’il atteigne son objectif d’un peu plus de 25 000$ rapidement.

Le deuxième consistait à relayer l’information pour sensibiliser davantage de personnes.

Je crois aussi devoir nommer une autre responsabilité qui vient avec cette tribune: ouvrir un débat !

Le moyen privilégié par François Marcotte pour nous sensibiliser à sa/la cause est inusité et il convient de se féliciter qu’Internet ait pu favoriser ses talents de communicateur et la qualité de son réseau social pour que son message se rende jusqu’à nous.

« Je connais assez François pour savoir qu’il n’a pas fait cet appel à tous pour se plaindre. Encore moins pour susciter la pitié. Il l’a fait, humblement, parce qu’il n’avait pas d’autre choix. Il ne l’a pas fait seulement pour lui non plus. » (source)
Es-il normal au Québec de devoir agir ainsi quand on est malade comme l’est François pour obtenir un minimum de soins ?

C’est peut-être parce que je connais François que je dis « non », mais pour les autres François qui vivent cette détresse, je me dis qu’il faut en débattre.

Qu’en pensez vous ?

Mise à jour du lendemain: François a reçu beaucoup d’amour et ce matin du 27 mai, il a dépassé son objectif d’amasser 25 000 $. Merci à tous !

Ce contenu a été publié dans Je réfléchis, Journal de Québec / de Montréal, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire