Montréal fou de ses enfants

Note : Ce billet a d’abord été publié au Journal de Québec et au Journal de Montréal dans la section du blogue des «spin doctors».

La nouvelle politique de l’enfant de la Ville de Montréal veut « créer un mouvement en faveur de l’enfance », elle souhaite développer le « réflexe enfant ». La métropole envoie le bon signal !

Au-delà des 25 millions $ consacrés par année sur cinq ans aux enfants montréalais, c’est le message envoyé par l’administration Coderre aux Montréalais par cette politique qui importe : « Que, de la naissance à la majorité, tous les enfants de Montréal puissent chaque jour grandir et s’épanouir selon leur plein potentiel ».

Plusieurs partenaires tels que la Fondation du Dr Julien, le Club des petits déjeuners et Jeunesse au Soleil ont joint leur voix au maire de Montréal pour qu’au moment de l’annonce, les premiers services ciblés pour des enfants de secteurs défavorisés soient « l’accès à du transport en commun gratuit, des petits déjeuners complets, des activités parascolaires et de l’aide aux devoirs dès cet automne (source).

La réaction du Dr Gilles Julien ce matin est sans équivoque : « C’est la plus belle nouvelle depuis des lustres » !

« Nous souhaitons que tous les Montréalais se joignent à ce chantier unique au monde avec leur cœur, sans parti-pris autre que celui du bien-être des enfants. »

Le plan de la première ville au monde à se doter d’une politique de l’enfant comprend la mise sur pied de cliniques de pédiatrie sociale dans chacun des arrondissements. Le segment avec Denis Coderre de l’émission Déjà dimanche est éloquent sur les motivations du maire.

D’ailleurs, la question posée par Bernard Drainville (présent pour le segment précédent) valait la peine d’être posée : « Pourquoi est-ce que c’est le maire d’une grande ville qui se préoccupe de faire manger les enfants qui ne mangent pas à leur faim ? »

« L’urgence d’agir est évidente et voilà que la Ville s’y met. » – Dr Gilles Julien

La réponse est venue très rapidement, après avoir bien expliqué qu’il n’était pas le premier à intervenir dans ce sens… « Habituez-vous, 70% de la population mondiale va se retrouver dans les ville, alors si vous voulez faire du développement économique, du développement social et du développement durable, on a besoin d’avoir une stratégie des villes et c’est ma job comme maire d’une métropole de le faire ».

Il vaut la peine de lire attentivement les cinq cibles de la politique de l’enfant de la Ville de Montréal…

Je répète régulièrement dans cet espace à quel point les actions pour favoriser la persévérance scolaire doivent être concrètes et être disponibles dans les écoles. La bureaucratie et les structures scolaires ne doivent pas constituer la cible d’une bonne politique qui souhaite développer le « réflexe enfant ». En ce sens, celle de Montréal me parait vouloir intervenir aux bons endroits, en support à la famille et au milieux scolaires, d’abord dans les quartiers où les besoins sont plus criants.

S’il est un endroit où les gouvernements ont une grande responsabilité pour répartir la richesse collective le plus équitablement possible, c’est bien en s’assurant que chaque enfant ait des chances égales de s’épanouir et de réaliser son plein potentiel !

Il y a eu en 1999 « Un Québec fou de ses enfants », un rapport dont on parle encore aujourd’hui.

Avec la création en 2016 de l’Observatoire des tout-petits, avec la popularité grandissante des maternelles 4 ans à temps plein et l’annonce de cette politique à Montréal, on pourra peut-être affirmer avec le recul, que cette année aura été déterminante dans la prise de conscience que le bien-être des enfants est incontournable dans une société qui se dit évoluée.

L’enfant devient une priorité à Montréal !

Il doit aussi devenir LA priorité de tous les Québécois…

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