Le Web participatif: mariage forcé ou réelle opportunité?

Aujourd’hui, je passe la journée en compagnie de plusieurs centaines de professionnels de la communication qui viennent de tout le Québec dans le cadre de «La Journée des communications gouvernementales». On m’a rapporté que près de deux cent cinquante personnes s’étaient inscrites à mon atelier sur le Web participatif. Voici de quelle façon les organisateurs ont décliné le contenu de ma présentation de soixante-quinze minutes:

«Les approches en matière de communication gouvernementale ne cessent de s’adapter aux nouvelles plates-formes utilisées par les citoyens pour s’informer. Dans un monde où les blogues foisonnent et dans un contexte où le réseautage social par le Web captive l’attention, de nouvelles expressions font leur apparition : fils de nouvelles, Wikipédia, théorie de la longue traîne, utilisation du Web 2.0, etc. Pourtant, les enjeux ne sont pas technologiques. Connecter, échanger, et contribuer… et si c’était ça aussi, communiquer! C’est ce que Mario Asselin s’emploiera à démontrer à l’aide d’exemples concrets où le « communicateur 2.0 » ne devient pas celui qui court partout sur la Toile! Les outils du Web participatif font-ils partie des problèmes… ou des solutions? Après cette conférence, vous serez plus à même de répondre pour votre organisation, de façon à choisir les meilleures stratégies adaptées à votre réalité organisationnelle.»

Je pourrai mettre en ligne sous peu, les diapositives qui me serviront au moment de rencontrer les gens, mais ces documents (pour l’essentiel) ne me paraissent pas dire beaucoup de choses, sans le verbatim. Plusieurs personnes m’ont inspiré dans la confection de cette présentation; parfois, elles m’ont donné l’idée d’une diapositive ou elles sont la source de certaines images ou graphiques et en d’autres temps, elles ont participé à une de mes nombreuses discussions préparatoires. Je voudrais donc remercier, François Guité, Clément Laberge, Michaël Carpentier, Carl-Frédéric De Celles, Martin Comeau, Émilie Ogez, Fred Cavazza et Isabelle Dremeau.

Pendant la journée, il est fort probable que je «micro-blogue» sur Twitter et que je vienne ajouter des liens pour compléter les informations utiles en suivi de ma présentation en P.M..

Mise à jour de fin de journée: Voici les diapositives (5.7 Mo). L’expérience de cette journée a été très enrichissante, en particulier parce que les participants ont beaucoup réagi, dans la partie formelle et surtout dans l’informelle aux propos tenus lors de l’atelier. Certains croient que ça va prendre du temps avant que la pratique des blogues (en particulier) fasse son chemin au gouvernement, d’autres au contraire ont prédit de changement très rapidement. Une chose est certaine, il faudra que l’organisation du travail évolue pour que les gens puissent exercer une certaine pratique carnetière, selon «les règles de l’art» et en tout respect d’une certaine hygiène de vie. La question d’un certain niveau de langue sur des sites qui resteront «gouvernementaux» à aussi été évoquée. Il sera intéressant de surveiller comment toutes ces idées chemineront dans les réseaux de chacun…

Mise à jour du 18 novembre: On m’apprend aujourd’hui qu’un fichier audio de ma conférence est disponible sur le site de la journée des communications gouvernementales 2008

Ce contenu a été publié dans Je partage, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

4 réponses à Le Web participatif: mariage forcé ou réelle opportunité?

  1. Avatar de JacquesCool JacquesCool dit :

    Pas compliqué. Dans mon domaine (éducation en ligne), sans le web participatif, on n’atteint pas les résultats d’apprentissage visés. Mes élèves ont besoin des outils du WEB pour PARTICIPER aux activités d’apprentisssage. La clé, des profs top-guns qui savent utiliser judiciuesement cette boîte à outils avec leurs élèves. Point.

  2. Avatar de SylvainB SylvainB dit :

    J’espère qu’il y avait des gens du RQAP à ton atelier, car ils ont plus que besoin d’un bon coach… Va sur leur site et essaie de t’inscrire pour comprendre :-(

  3. Avatar de MichelMonette MichelMonette dit :

    Une toute petite contrariété pour ton public lecteur dans ton billet : tu annonces que tu va micro-bloguer sur Twitter mais tes mises à jour sont protégées ;-)
    J’avais écrit un billet en août 2007 sur la présence interactive des députés sur le Web (Nos députés sur le Web : lamentable). Je ne crois pas que ça ait changé depuis. Avant que les serviteurs de l’État se lancent dans des expériences de contact direct avec la population grâce au outils interactifs (blogues, twitter et ect) comme certains le font aux États-Unis, encore faudrait-il d’abod que les élus s’ouvrent à ces nouvelles possibilités. Voir Techno Web et citoyenneté à l’École d’été du Nouveau Monde.

  4. Bonjour Mario,
    J’étais à ton atelier d’hier et c’est moi qui disait que des blogues, dans le gouvernement, avant que ça n’apparaisse, ça prendrait un 10-15 ans.
    C’est carrément un changement de mentalité et pour faire changer ça (ce n’est pas comme de la technologie on parle de COMPORTEMENTS), ça prend des années…
    Surtout que ceux qui détiennent le pouvoir aiment ça et protègent leur image. Un blogue, pour que ça fonctionne, ça doit bouger en ouistiti. Des posts aux 3-4 jours, pas assez. Surtout quand on parle de sujets gouvernementaux (donc des fois pas trop « in »), faut que ça grouille.
    Dans un passé lointain, lorsque j’étais au privé, il y a de cela 6 ans, nous avions fait un blogue pour le MSSS. Grosse perte d’argent pour eux. Ils voulaient tout contrôler…
    Et aujourd’hui, nous sommes encore à la case départ.
    Je rêve du jour où ça changera. Heureusement, je suis jeune et ça risque d’arriver quand je serai encore là… Merci pour l’idée du blogue (ici, on veut un Intranet mais je pense que le blogue pourrait fonctionner).
    À dans 10 ans, on regardera où nous en sommes rendus… Donc en octobre 2018 :)

Laisser un commentaire