Le décrochage scolaire au Québec: que faut-il faire pour l’enrayer? (2)

Dans un billet écrit la semaine dernière, je proposais un sondage en une question et quatre «possibles». Au moment d’écrire ce billet, près de cent personnes y ont répondu et je suis assez content de réaliser qu’à peine plus de 10% privilégie l’option de «donner une compensation financière aux jeunes décrocheurs potentiels pour les garder à l’école». Le chiffre de 50% «des Québécois qui ont des enfants dans le système scolaire ou qui fréquentent eux-mêmes des institutions scolaires» de Angus Reid m’avait pas mal découragé. Mon sondage… leur sondage… ça ne change rien au fait que des gens décrochent et qu’il faille vraiment s’en préoccuper (du trop haut taux de décrochage, en particulier chez les garçons).

Un éditorial plus tard, un billet et quelques commentaires chez Gilles, puis un vrai bon dossier de l’INRP sur le sujet, voilà que j’offre ici quelques-une de mes solutions. Je ne reviendrai pas sur les choix #3 et #4 qui sont de bien bonnes suggestions; intervenir en bas âge au niveau lecture est une autre bonne idée de Égide Royer et l’autre bon filon vient de moi.

Améliorer l’école
Plus facile à écrire qu’à faire, va-t-on me dire, mais dans beaucoup d’établissements scolaires, il y a trop de monde, ce n’est pas beau, ce n’est pas agréable à fréquenter et le premier responsable n’est pas foutu de décider des choses importantes. Et je ne parle pas de ce qu’on peut [ou ne peut pas] y lire. L’école [publique] n’est pas assez autonome. Je vais paraphraser Joseph Facal: «Quand des écoles se vident, c’est que les parents ne leurs font plus confiance». Le décrocheur ne fait plus confiance à l’école. Quand j’entends certains cadres et syndicats revendiquer l’arrêt des subventions au privé, je ne comprends pas leur revendication; il me semble qu’ils devraient revendiquer, plutôt, leur relative autonomie qui plaît aux gens. Les établissements privés ne s’occupent pas assez de tous les types d’étudiants, à Montréal en particulier? Servons-nous de la façon de les financer pour améliorer ce volet. On a réussi à faire croire à trop de gens que la sélection dans une quinzaine d’écoles privées (principalement de la région de Montréal) expliquait leurs succès et leur bas taux de décrochage… Pourquoi ne pas étudier davantage leur fonctionnement et s’en inspirer? On s’apercevra que davantage de pouvoirs doivent être plus près de l’action et que le sentiment d’appartenance doit être omniprésent. La belle école, la bonne école… elle est aussi de taille humaine et les étudiants sont les premiers responsables du marketing qu’elle mérite. Les usagers sont ceux qui doivent parler de l’école, moins ceux qui dirigent ou ceux dont l’emploi les placent en constant conflit d’intérêts! J’ose poser la question: pourquoi y a-t-il si peu d’écoles publiques capables de parler du respect de leurs traditions ou de leurs rites et de se montrer jaloux de leurs pratiques éducatives innovantes? Je parierais sur un sentiment d’appartenance à l’institution qui reste à construire.

Compter sur de meilleurs profs
Sujet tabou s’il en est un, la qualité de certains enseignants laisse à désirer. On a besoin de bons profs en plus grande quantité. La population croit (à tort ou à raison) que les syndicats défendent l’incompétence et l’école écope, tant au niveau des perceptions qu’au niveau de sa capacité de retenir celui qui n’attend que le bon prétexte pour décrocher. Si je suis de ceux qui croient que l’école à zéro pour cent de décrochage est une folie, je sais qu’un bon prof peut faire la différence dans la décision de rester… encore une année. D’ailleurs, le taux de décrochage serait pire si les profs du Québec n’étaient pas aussi courageux et méritants. Peu de mauvais profs font beaucoup de dommage à mon avis. On implante des changements à tour de bras (programme, TIC, gestion, etc.) et on ne supporte pas assez les profs; les mauvais profs font encore plus de dommage et les autres vivent des conditions de travail exécrables, ce qui n’améliore pas leur capacité d’intervenir auprès de ceux qui connaissent un cheminement fragile et qui ont besoin de plus d’attention ou d’une attention différente. Enfin, on forme mal ceux qui choisissent «la carrière». Le contexte difficile du recrutement amplifie les problèmes et bien que l’augmentation du nombre de minutes en stage soit une bénédiction, la formation des maîtres d’école à l’université est devenue un sujet creux que personne n’ose plus aborder, tellement les universitaires en ont fait un sujet impénétrable hormis pour des initiés qui d’ailleurs, ne s’entendent pas entre eux!

Les parents font partie de la solution, pas des problèmes
Je n’en peux plus d’entendre parler des parents (sans quIls soient là pour «se défendre») dans certaines salles de profs et dans certains bureaux de direction. Dans les écoles où les parents ne sont pas des étrangers «non grata», il y a une différence. Dans les classes où les parents sont complices, le métier de prof n’est pas le même et les résultats sont au rendez-vous. Je ne suis pas en train de dire que tous les parents ont des aptitudes pour entrer à l’école. Mais actuellement, sous prétexte de ne pas savoir/pouvoir juger, chacun d’eux devient «suspect» dès qu’il s’approche d’une cour de récréation. Encapsuler le quotidien de l’école est avant tout un réflexe de peur envers les parents devant qui, trop souvent, on sent le besoin de se protéger plutôt que l’envie de s’y appuyer. Sur ce sujet, les TIC pourraient tellement faire partie de l’équation… mais non, on préfère attendre à la dernière minute, de faire appel au parent quand on a absolument besoin de lui, en dernière instance, pour éviter le pire… que l’enfant quitte l’école. Je comprends la volonté des profs d’enseigner plutôt qu’encadrer, mais pour ce faire, dans tous les cas, il faut établir une relation avec les parents. Souvent, je me demande si on ne serait pas mieux d’obliger la fréquentation scolaire jusqu’à douze/treize ans seulement et d’obliger, en même temps, une certaine fréquentation scolaire des parents après cet âge (des papas, en particulier) pour s’assurer que le courant passe bien entre éducateurs. Une idée de fou, sans doute…

Les nouvelles technologies de l’information et des communications
C’est l’âge de pierre au Québec. Aucune commission scolaire n’a de programme pour l’utilisation des crayons d’aujourd’hui (sauf une anglo) et au MELS, force est d’admettre que ce n’est pas dans les plans. J’ai traité dans ce billet des quatre tendances dans les écoles/classes où il y a un certain désir d’intégrer les TIC aux apprentissages. Je questionne le désir… si rare d’innover en cette matière! C’est pourtant une des pistes les plus évidentes face aux jeunes décrocheurs. Il faut «Hacker l’éducation»! (1, 2 et 3)

Évaluation institutionnelle, présence de la culture et plus grande tolérance à la différence
Je ne détaillerai pas ces pistes ce soir, mais je les retiens pour mieux y revenir, au cas où ça susciterait de l’intérêt. Ce billet est déjà trop long et je ne veux pas enlever le focus sur les précédentes idées qui me paraissent plus faciles à comprendre et plus simples à envisager!

Mise à jour du 9 juillet 2009: Le Devoir a mis la main (par l’entremise de la Loi sur l’accès à l’information) sur un document Power Point qui laisse entrevoir un certain niveau «d’échec de la lutte contre le décrochage». Paraît donc ce matin un article de fond de Clairandrée Cauchy et un éditorial de Marie-Andrée Chouinard qui sont lourds de sens…

Mise à jour du 14 juillet: Extrait d’une lettre ouverte d’un Technicien en loisirs à la CSDM:

«La solution au décrochage? C’est d’abord et avant tout de simplement d’écouter les intervenants en place et de leur donner les moyens. Oublions les «power-trip» des individus, ce n’est pas de savoir «qui» a la meilleure solution, mais «quelle» est la meilleure solution pour contrer le décrochage scolaire. Présentement, pour survivre dans le système actuel, on doit malheureusement agir en délinquant, tout comme les jeunes que nous éduquons, si on veut réaliser des projets. Moi, je crois fermement que ce sont les intervenants sur le terrain qui peuvent changer les choses.»

Mise à jour du 9 août 2009: Et si une partie du problème venait de notre propension à trop évaluer? Un professeur de psychologie éducationnelle à l’université de l’Ohio, Eric Anderman pense qu’il faut mettre l’emphase sur «l’apprentissage pour l’apprentissage»!

Mise à jour du 9 septembre 2009: C’est «jour de dévoilement» de plan ministériel aujourd’hui; Le Soleil de Québec publie un article qui contient les dix pistes proposées par Égide Royer. À lire. en fin de soirée, j’ai blogué là-dessus, bien entendu…

Mise à jour du 4 octobre 2009: L’émission «Les années lumières» de la Première chaîne de Radio-Canada présentait aujourd’hui un «Bar des sciences» portant le titre: «L’école est-elle décrochée?». La prémisse était que trop souvent l’école ne tient pas compte de la recherche en éducation… Le thème découle d’un dossier du magazine Québec Science. Suite à l’écoute, je continue de croire qu’un des gros problèmes de l’école secondaire en général est d’être trop centrée «matières scolaires» plutôt que sur «les humains», ce qui pourrait peut-être expliquer une grande partie du décrochage… On peut écouter l’émission en rediffusion par l’entremise de ce lien.

Ce contenu a été publié dans Je réfléchis, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

13 réponses à Le décrochage scolaire au Québec: que faut-il faire pour l’enrayer? (2)

  1. Avatar de LucPapineau LucPapineau dit :

    M. Asselin,
    Pourquoi donner plus de pouvoirs aux écoles? Vous savez, je suis de ceux qui sont très critiques quant à l’administration des écoles. Vous parlez de la compétence des enseignants, mais qu’en est-il des décideurs scolaires? Dans les faits, ceux-ci ont peu de véritables comptes à rendre. On leur fait remplir de papier, des plans, mais avez-vous déjà entendu parler d’un congédiement d’un directeur qui aurait défoncé son budget ou qui n’aurait pas assuré les services nécessaires aux jeunes? Si toutes les écoles étaient aussi propres que les bureaux de certains directeurs…
    On n’a pas fait, quant à moi, la preuve que plus de pouvoirs aux écoles serait nécessairement une solution. C’est d’ailleurs le défaut de bien des réflexions: le manque d’études et d’exemples bien documentés.
    Vous parlez de meilleurs profs, des ravages qu’un mauvais prof peut causer. Mais qu’en est-il de nos décideurs scolaires? J’ai vu un directeur à lui seul nuire à une école qui était le fer de lance de sa CS.
    Puisqu’on parle de meilleurs profs, vous soulignez la formation que ceux-ci reçoivent. Or, combien de jeunes enseignants déplorent la formation qu’ils ont reçue? Mais qui décide de cette formation? Sûrement pas les syndicats!
    De même, un facteur qui est venu nuire à la qualité des enseignants qu’on retrouve dans nos écoles est cette pénurie qui dure depuis plus de dix ans. Dix ans. Il me semble que c’est un assez long laps de temps. Certaines personnes ont dormi au gaz avant de commencer à trouver des débuts de solution à cette situation.
    Enfin, qui embauche les enseignants?
    Pour ma part, j’ai été à même de constater à quel point les bons enseignants sont limités par des contraintes administratives absurdes, des power trip de direction en mal d’autorité, de la bureaucratie lourde et pénible.
    Plus de pouvoirs aux enseignants, tiens!
    (En passant, je ne peux m’en empêcher: pour contrer le décrochage, je propose une réforme de l’éducation ou l’élève serait au centre de ses apprentissages… Que d’énergies on a gaspillées dans l’implantation totalement improvisée de ce PDF. Là encore, il y a des gens qui auraient un examen de coscience à faire au lieu de demander qu’on coupe les subventions à l’école privée. ..)

  2. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    «Plus de pouvoirs aux enseignants»… C’est implicite au fait de rendre l’école plus autonome. Je suis en faveur de cela, bien entendu.
    C’est probablement trop court comme démonstration, en tant qu’études ou recherches, je l’admets, mais c’est mon expérience de plus de seize ans en gestion dans des écoles privées qui me fait écrire que les pouvoirs d’une école privée qui sont grandement différents d’une école publique rendent l’école «meilleure». Ce n’est pas la seule façon. Ce ne sont pas toutes les écoles privées non plus. Tellement de choses importantes «se règlent» mieux (à l’avantage des usagers de l’école) «dans» l’école plutôt «qu’à l’extérieur», à commencer par l’engagement des profs.
    D’accord avec vous qu’un mauvais décideur cause autant, sinon plus, de dommages. Des cas où un «mauvais» directeur, «à lui seul», a pu nuire à la communauté éducative existent, bien sûr. Qui protégerait l’incompétence des membres d’une direction si ce n’est un cadre en haut de lui? En ramenant davantage de pouvoir à l’école, on serait davantage protégé des directions incompétentes. L’école autonome, ce n’est pas tout le pouvoir à la direction, dans ma vision. Relisez le billet hyperlié…
    Merci de votre commentaire Luc. Nos points de vue ne sont pas si éloignés qu’ils le paraissent, me semble-t-il.

  3. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    «Mais avez-vous déjà entendu parler d’un congédiement d’un directeur qui aurait défoncé son budget ou qui n’aurait pas assuré les services nécessaires aux jeunes?»
    J’allais oublier M. Luc. Au privé, ça arrive assez souvent ce genre de situation. Ça ne fait pas les manchettes, peut-être. Au public, je ne sais pas trop. Ils ont l’air d’être mutés dans des endroits qui ne sont pas dans «les premiers choix» du(de la) directeur(trice) en question…
    Personnellement, j’en connais au privé à qui c’est arrivé. J’en connais aussi qui ont perdu leur poste et que, d’où j’étais placé, ça paraissait injuste. D’où j’étais placé, avec l’information que j’avais…
    La sécurité d’emploi pour les directions n’est pas la même au privé et au public pour les cadres, je vous en passe un papier ;-)
    L’école autonome… c’est loin d’être une façon de mieux protéger les directions d’école M. luc.

  4. Avatar de LucPapineau LucPapineau dit :

    Vous voyez, M. Asselin, il ne faut pas que l’idée que plus de pouvoirs à l’école signifie implicitement plus de pouvoirs aux enseignants. Il faut que cela soit explicite. Et à lire les propos de la présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissements, Chantal Longpré,, on n’a pas cette impression.
    Pour bien des directions, les profs sont des empêcheurs de tourner en rond. Plus de pouvoirs signifierait pour eux obtenir plus de flexibilité dans l’organisation du travail i.e. réduire certains acquis dans les conventions collectives.
    Je sais que les directions au privé ont plus de pression. Tout comme les profs, d’ailleurs. Mais au public, la donne est totalement différente. Il existe d’excellentes directions au public, mais de très mauvaises aussi. Et c’est un jeu purement politique qui permet à celles-ci de demeurer en place. Un dg ne désavouera pas une direction qu’il a lui-même placée… Un directeur ne désavouera pas un adjoint qu’il a nommé… Il faut avoir un esprit de corps.
    Chaque acteur en éducation veut plus de pouvoirs, parfois au détriment des autres. On est loin de parler de coopération et de collaboration.

  5. Le décrochage, en voilà un mot qui est très vieux, qui a toujours existé dans le système scolaire. Une différence entre le passé et aujourd’hui, le monde agricole n’est plus assez présent pour absorber le décrochage scolaire.
    Par cette petite entrée nostalgique, je veux vous permettre de sortir de vos nuages et revenir à la réalité. Le décrochage scolaire a toujours existé depuis la création du processus de formation des enfants avec sa fluctuation dans le temps.
    Donc, pourquoi aujourd’hui, il faut absolument faire des montagnes avec ce mot. Je ne dit pas qu’il faut l’oublier, non au contraire. Mais pourquoi déplacer des montagnes quand des gestes plus simple pourrais vraiment aider à améliorer la situation.
    Ce que je trouve drôle, vous M. Asselin vous le dit dans votre billet et M. Luc Papineau aussi dans son commentaire, la bureaucratie. Aujourd’hui, l’appareil de l’éducation possède plus de chef que d’indiens. Ceci donne qu’il y a plus de penseurs que d’acteurs. Le gouvernement dans sa bonne sagesse a créé une méga-structure qui maintenant n’est plus réactive. Elle est rendue contemplative.
    C’est très simple, mettons en place plus d’acteurs et la situation va revenir à la normale. Il ne faut pas oublier, méga-structure veut dire une nouvelle GM qui est voué à la faillite. Et malheureusement, c’est le cas qui se pointe à l’horizon en éducation au Québec.

  6. Avatar de JeanTrudeau JeanTrudeau dit :

    Si sensées soient-elles, il m’apparaît illusoire de vouloir appliquer ces pistes de solution dans la structure actuelle à deux voies bien bétonnées qui satisfont pleinement la majorité. Pour le faire, il faudrait pouvoir offrir une troisième voie aux élèves en difficulté : l’école publique-privée (EPP). Financement public; gestion privée; autonomie administrative. Avec toute la latitude administrative pour embaucher les meilleurs profs, ouvrir l’école aux parents et aux meilleures ressources du milieu environnant, intégrer les nouvelles technologies de l’apprentissage, etc. Une école décrocheuse pour décrocheurs, quoi!

  7. C’est le monstre MELS qui est le problème.
    Jamais ce monstre ne permettra un programme d’utilisation des TIC.
    Ce sont ceux qui accrochent à ce monstre qui méritent qu’on s’inquiète.
    Suffit de voir les « enseignants » qu’il produit !

  8. Formation ? Quelle formation ? J’ai relaté, sur mon blogue, un exemple d’entrevue d’embauche d’un enseignant. Juste pour qu’on puisse mesurer l’ampleur des lacunes…
     »Vaguement » sur mathetmots.wordpress.com
    Déplorable …

  9. Bonjour M. Asselin,
    Une partie de ce commentaire devrait maintenant être remplacé par:
     »Entrevue pré-embauche » sur
    http://www.mariellepotvin.wordpress.com
    Merci !

  10. Avatar de Dominique Dominique dit :

    Demander dès le plus jeune âge ce que l’enfant veut faire plus tard et l’inscrire sur le bulletin une fois l’an, voir l’intérêt de l’enfant d’une année à l’autre, voir son progrès et si il y a problême ou perte d’intérêt, trouver une solution le plus rapidement possible.
    Ex: pendant 5 ans il veut devenir policier et que l’année suivante plus rien chercher le problème tout de suite avant qu’il ne soit trop tard.

  11. Ping : Le décrochage scolaire est-il en baisse ? – Vue politique – Voir.ca

  12. Ping : Le décrochage scolaire est-il en baisse ? | Mario tout de go

  13. Ping : PISA 2012 : Une tendance à la baisse confirmée, mais le Québec n’a pas à paniquer ! | Mario tout de go

Laisser un commentaire