Étendre l’expérience de la Commission scolaire Eastern Townships à d’autres commissions scolaires

Il s’agit d’une des recommandations de l’enquête des chercheurs Thierry Karsenti et Thierry Karsenti (Université de Montréal) et Simon Collin (UQAM), auprès de la Commission scolaire Eastern Townships, «Avantages et défis inhérents à l’usage des ordinateurs portables au primaire et au secondaire». Le rapport synthèse (phase 1) publié aujourd’hui nomme les principaux défis des classes où les élèves sont tous munis d’ordinateurs portables, fait état des principaux avantages des classes portables et s’avance sur dix recommandations.
Au moment où j’écrivais au Café Pédagogique «qu’aucun programme du type «Un collégien, un ordinateur portable» n’a mené une étude des impacts aussi élaborée que celle des Landes», arrive cette enquête. C’est rafraîchissant!
Au chapitre des avantages des classes portables, il faut retenir les douze point suivants…

  1. Facilitation du travail des enseignants et des apprenants;
  2. Accès accru à l’information actuelle et de qualité;
  3. Motivation accrue des élèves;
  4. Attention améliorée des élèves;
  5. Développement de l’autonomie des élèves;
  6. Interaction accrue entre les élèves, les enseignants et les parents;
  7. Apprentissage individualisé, différencié;
  8. Apprentissage actif, interactif et signifiant exploitant les supports multimédias;
  9. Développement de compétences TIC;
  10. Accès à tous;
  11. Décloisonnement de l’école sur la société;
  12. Opportunités d’avenir amplifiées.

Il faudra se souvenir de l’extraordinaire vision de Ron Canuel (ex-directeur de la C.S. Eastern Townships) et du manque de leadership de tous ceux qui n’ont pas emboîté le pas dans la foulée de celui qui n’a jamais hésité à défendre l’initiative de sa commission scolaire sur toutes les tribunes. Je note au passage que les résultats de cette enquête interviennent huit ans après que cette «Stratégie d’Apprentissage Améliorée» ait débuté!

Les faits saillants de l’enquête ne laissent aucun doute dans mon esprit :

«Cette innovation pédagogique où chaque élève est muni d’un ordinateur portable constitue avant tout un gain indéniable, tant au niveau de l’enseignement et de l’apprentissage que pour le cheminement socio-professionnel futur des élèves qui en bénéficient.»

Complément d’informations: Le topo de Radio-Canada (Estrie) nous permet une courte (mais efficace) mise en contexte de la publication des résultats de l’enquête menée par Thierry Karsenti.

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13 réponses à Étendre l’expérience de la Commission scolaire Eastern Townships à d’autres commissions scolaires

  1. Bonjour Mario !
    Je me questionne sur certaines conclusions que l’on attribue à cette étude et qui me semblent relever d’une interprétation … ou alors d’une très bonne publicité pour intéresser les médias aux résultats d’une recherche. Je m’explique.
    Les 3 premiers objectifs visés par l’étude cadrent très bien avec le titre de l’étude : Avantages et défis inhérents à l’usage des ordinateurs portables au primaire et au secondaire : Enquête auprès de la Commission scolaire Eastern Townships. À savoir (source, page 3):
    1. Déterminer l’équipement et l’accès dont disposent les enseignants et les élèves de la Commission scolaire Eastern Townships;
    2. Identifier les usages des TIC par les enseignants et les élèves de la Commission scolaire Eastern Townships;
    3. Identifier les compétences technologiques des enseignants et des élèves de la Commission scolaire Eastern Townships;
    La méthodologie utilisée et les instruments (questionnaire, entrevue, observations) permettent bien, à mon sens de tirer des conclusions intéressantes quant au sujet de l’étude. Les 12 conclusions sont d’ailleurs vraiment pertinentes et apportent certainement des arguments de poids à l’utilisation de la technologie comme outil supportant l’apprentissage. Bravo !
    Par contre, pour ce qui est du dernier objectif de l’étude: « Identifier les impacts de l’usage des TIC chez les enseignants et les élèves de la Commission scolaire Eastern Townships ». J’ai de sérieuses réserves.
    À mon sens (et sans être un expert de la recherche), pour arriver à juger des impacts du genre, il faut pouvoir disposer de données comparatives plus rigoureuses que celles recueillies dans cette étude. Je suis très étonné de voir et d’entendre les titres que les médias ont donné à la parution de cette étude «Laptops for kids to fight dropout rate» «Les portables font les bons élèves», «Un élève, un portable: une solution contre le décrochage scolaire ? » . Surtout que l’étude ne conclut pas que le taux de décrochage en baisse est directement lié à l’utilisation des portables, mais plutôt « qu’il est possible de penser que» (Page 21)… on est très loin d’une certitude.
    Ceci dit, je trouve que cette CS à choisi d’innover et d’oser aller de l’avant avec un programme très audacieux pour l’époque dont : «l’objectif primordial vise à favoriser les accomplissements des élèves comme l’amélioration en alphabétisation et en arithmétique, la baisse de répétition d’années, la diminution du taux de décrochage, le tout avant le juin 2007». J’avais d’ailleurs commis un billet en 2009 sur l’évaluation de ce type d’expérience.
    Les chiffres d’aujourd’hui démontrent qu’il y a une baisse du décrochage scolaire dans cette CS et son rang au classement provincial a augmenté depuis l’implantation de leur programme un portable par élèves. Que faut-il en conclure ? Est-ce l’approche un portable par élève qui en est la cause, le changement des pratiques, l’augmentation de la clientèle, d’autres mesures mises en place ? Les variables sont nombreuses, mais surtout le comparatif difficile à faire. Serait-il possible d’obtenir les mêmes succès sans que les élèves aient leur propre portable ? Et s’ils avaient partagé un chariot de portable entre 2 ou 3 classes ?
    Je crois donc qu’il est important de nuancer ce genre d’interprétation. Je me souviens d’échanges intéressants sur le lien possible entre le redoublement et le décrochage scolaire. Les chiffres indiquaient, de mémoire, que les élèves qui redoublaient avaient plus de chances de décrocher que les autres … est-ce dû au redoublement ou au fait que l’enfant performe déjà difficilement dans le système ? je vous laisse le soin de lire les échanges sur le blogue de Michel Le Neuf.
    Cette étude apporte donc des conclusions vraiment intéressantes pour ce qui est des avantages et défis de l’utilisation de portables, mais à mon avis pour conclure que le modèle un portable par élève contribue à diminuer le décrochage ou encore à augmente les résultats scolaires, je reste prudent. Prudent tout en étant un utilisateur de la technologie avec mes élèves, pour autant qu’elle supporte mes actions pédagogiques et qu’elle les rende actifs dans leurs apprentissages … mais ça, ça relève de convictions personnelles … à moins que vous ayez une étude là-dessus ?
    Sébastien Stasse

  2. Avatar de Mario Asselin Mario Asselin dit :

    J’ai toujours prétendu Sébastien que la publication Web avait été un plus gros levier (favorisant les apprentissages et agissant sur la persévérance scolaire) à l’école que je dirigeais que le fait d’utiliser des ordinateurs portables et je maintiens cette position, plusieurs années après.
    Ta réaction est sage. Je me souviens lors de mes visites dans le Maine que certaines écoles n’obtenaient pas les bons résultats de d’autres et que certaines variables pouvaient expliquer que malgré le fait que toutes les classes aient accès aux ordinateurs portables, toutes n’obtenaient pas les mêmes «bénéfices» en terme de rendement scolaire, motivation, persévérance, etc.
    Au-delà des titres ronfleurs de certains médias, reste que dans les conditions qui sont les leurs, la C.S. Eastern Townships vient dire avec cette étude que les portables ont fait partie des solutions pour contrer le décrochage et améliorer les apprentissages, pas des problèmes. Jusqu’à quel point précisément ? Bien malin celui qui peut répondre à ça, hors de tout doute…
    Je suis certain que ni M. Karsenti ni M. Collin ne vont parler des portables en terme de panacée ;-)

  3. La prudence est de mise en recherche lorsque l’étude est de type descriptive comme celle-ci, elle ne prouve rien!
    Pour établir un lien de cause a effet, il doit y avoir un groupe de comparaison et modifier les variables une par une!

  4. Bonjour Mario,
    Merci pour ton billet. Merci également à Sébastien qui questionne, de façon constructive je dirais, certaines des conclusions avancées par les médias. Tant mieux si des résultats de recherche permettent le débat. Tel que l’a fait remarquer Mario : « au-delà des titres ronfleurs de certains médias, reste que dans les conditions qui sont les leurs, la C.S. Eastern Townships vient dire avec cette étude que les portables ont fait partie des solutions pour contrer le décrochage et améliorer les apprentissages, pas des problèmes. Jusqu’à quel point précisément ? Bien malin celui qui peut répondre à ça, hors de tout doute… Je suis certain que ni M. Karsenti ni M. Collin ne vont parler des portables en terme de panacée ;-) ».
    Dans notre étude, nous avons tenté d’être le plus transparent possible sur le contexte, les méthode de collecte de données, etc. Et tout ce la nous a permis d’avancer certaines hypothèses dans la conclusion de notre rapport, nuancées je pense (je mets certains mots-clés en gras) : Au vu des résultats de cette recherche préliminaire, il est possible de penser que l’implantation de classes portables à l’échelle de la Commission scolaire Eastern Townships est un facteur de premier plan pour expliquer pourquoi elle est passée du 66e au 23e rang provincial (sur 70) et pourquoi le taux de décrochage de ses élèves est passé de 39,4 % en 2004-2005 à 22,7 % en 2008-2009. Cette progression, que nous attribuons au moins en partie aux classes portables, n’aurait bien sûr pas pu se produire sans l’investissement entier et les compétences remarquables des enseignants, des directions d’école et des autres intervenants éducatifs d’Eastern Townships. Ces statistiques officielles sur la réussite éducative des élèves de cette commission scolaire semblent confortées par ceux de cette étude préliminaire, qui ont permis de poser un regard compréhensif sur les avantages et les défis des classes portables. À cet égard, retenons que malgré des défis techniques et pédagogiques, cette innovation pédagogique constitue avant tout un gain, tant au niveau de l’enseignement et de l’apprentissage que pour le cheminement socio-professionnel futur des élèves qui en bénéficient.
    Cela dit, nous ne pouvons pas être tenus responsables de tous les titres utilisés par les médias. Néanmoins, je pense qu’il est intéressant, surtout pour les enseignants, les élèves, et les autres acteurs éducatifs de la Commission scolaire Eastern Townships de voir des années d’efforts récompensées d’une certaine façon dans les médias. Trop peu de recherches en éducation alimentent le débat public. Je crois, malgré les risques et les glissements que cela peut engendrer, qu’il est important de le faire, à l’occasion. Et là, c’en était une. Quand CTV à 18 h 30 demande à la population de voter sur la présence (ou non) d’ordinateurs portables à l’école (résultat, 37 % pour), je pense l’étude que nous avons réalisée a eu à la fois un effet motivateur pour les acteurs éducatifs de la CS Eastern Townships, mais qu’elle a aussi eu le mérite de sensibiliser le public à l’importance de l’usage des technologies à l’école.
    Je ne partage toutefois pas l’opinion de Steve… Impossible en éducation de prétendre contrôler toutes les variables, de pouvoir tout mesurer. Nous n’avons pas cherché à prouver quoi que ce soit, comme l’indique Steve… Mais de là à dire que ça ne montre rien… Là, je suis quand même très sceptique… Et il faut aussi être prudent quand on regarde ces enquêtes qui prétendent tout mesurer, tout contrôler, en contexte scolaire. Il y a des faits que l’on ne peut nier dans le contexte que nous avons étudié :
    - Dans notre enquête, nous avons quand même interrogé près de 50 % des élèves de la CS (près de 2500, ça fait du monde). Près de 80% des enseignants ont aussi participé à notre étude (près de 300)… là, encore, ça fait du monde.
    - Le taux de décrochage scolaire est passé de près de 40 % à près de 22% en quelques années.
    - Le niveau socio-économique des familles des enfants de l’école a diminué au cours des mêmes années (donc, logiquement, le taux de décrochage scolaire aurait du augmenter).
    -Cette diminution MAJEURE du décrochage scolaire correspond à l’arrivée du projet « portables ».
    Malgré tout cela, et selon moi, ce n’est pas l’ordinateur en tant que tel qui a «fait la différence». C’est plutôt, comme Simon et moi l’avons indiqué, l’investissement entier et les compétences remarquables des enseignants, des directions d’école et des autres intervenants éducatifs d’Eastern Townships.
    C’est aussi cet usage intense, régulier et continu qui semble avoir transformé les élèves… qui sont passés d’un usage ludique de l’ordinateur à l’école à un usage pour apprendre… et qui ont développé, à notre grande surprise, et à l’instar de leurs enseignants, une vision profondément éducative de l’usage des ordinateurs portables en salle de classe, au point que l’utilisation des ordinateurs portables à des fins ludiques est peu valorisée. Cette « maturité techno-éducative » des élèves à l’égard de l’utilisation éducative des ordinateurs portables est sans doute à mettre en lien avec la fréquence d’utilisation des TIC en contexte scolaire. Autrement dit, il est possible de penser que plus les élèves utilisent les TIC à des fins d’apprentissage, plus ils en reconnaissent la valeur éducative.

  5. Si l’usage de l’ordi. peut améliorer la persévérance des jeunes tant mieux et je le souhaite bien croyez-moi lorsque l’on examine la situation des élèves québécois. Cependant pour le prouver ou de recommander cette stratégie à grande échelle, il importe de mener plusieurs recherches comparatives comme vous le savez bien évidemment! Or, à ce jour, je ne connais pas de recherches comparatives rigoureusement bien menées ou de méta-analyses qui ont montré des effets nettement positifs (taille de l’effet plus de 0,80) de cette stratégie comparativement à l’enseignement usuel. La majorité de toutes les commissions d’enquêtes nationales américaines (National Mathematic Panel, National Reading Panel, National Early Literacy Panel, etc..) en arrive à cette conclusion. Donc la recherche comparative est nécessaire dans ce domaine comme ailleurs!

  6. L’expérimentation est toujours attirante et fascinante pour ceux qui s’y intéressent, ce qui arrive dans cette C.S. est très étonnante, mais la réalité dans les C.S. du Québec est tout autre. Ce sont les techniciens en informatiques qui contrôlent et ralentissent le développement de la pédagogie associée aux projets TIC. Ils stigmatisent les enseignants déjà très peu intéressés et connaisseurs en empêchant ceux-ci de gérer leur poste par exemple. Les C.S. de leurs côtés préfèrent prendre 50 % de l’argent du MELS destiné aux élèves et enseignants pour se faire des portails vaniteux et inefficaces dixit la CSDM.
    J’ai pu vérifier mes dires à plusieurs reprises lors de différents congrès… Je le vis moi-même à mon travail. C’est la guerre!
    Le jour où les enseignants seront vraiment appelés à reprendre le contrôle de leurs outils, on pourra construire plus facilement. En attendant, on va avoir des combats un contre mille.
    À mon école, il y au moins deux tableaux int. achetés l’an dernier qui ne sont pas utilisés… Ils traînent au fond de la classe… Pourquoi ? L’enseignant n’a pas fait ou ne prend pas le temps de faire ses devoirs, ou l’ordi ne fonctionne pas adéquatement, c’est un PC avec une carte vidéo bas de gamme, etc.
    Travailler avec des ordinateurs pour un enseignant c’est quasiment doubler son temps de travail et c’est, être dépendant de son technicien : ça en rebute plus d’un. L’ignorance d’un fait de l’autre un dieu!
    Les enseignants que je côtoie sont des gens ordinaires qui ne savent pas s’ils ont un PC, un Mac, Window7, XP…
    Alors, de là à avoir une classe avec des ordis à chaque bureau… Ouff!
    Moi, j’ai six iMac dans ma classe d’arts plastiques, j’ai 250 élèves et à chaque cours, des élèves y travaillent.
    http://face.csdm.qc.ca/~CarriereP/Sites/Bienvenue_au_206.html
    Je suis du parti du «qualifions les enseignants vraiment intéressés et investissons sur eux d’abord». Ces gens qualifiés pourront influencer, aider, supporter les nouveaux intéressés et ainsi créer une communauté TIC qui n’est pas que virtuelle ou intellectuelle : la réalité c’est le terrain! Et, que dire des directions d’école qui n’en connaissent pas plus… Des commissaires des C.S. ignorants qui se laissent influencer par des chiffres et des gens qui ne sont pas des pédagogues ???
    On n’est pas sorti du bois…
    Qualifions et avançons!

  7. Avatar de MarcSt-Pierre MarcSt-Pierre dit :

    M. Karsenti, vous écrivez:
    « Malgré tout cela, et selon moi, ce n’est pas l’ordinateur en tant que tel qui a «fait la différence». C’est plutôt, comme Simon et moi l’avons indiqué, l’investissement entier et les compétences remarquables des enseignants »
    N’est-ce pas ce qu’en recherche on appelle « l’effet Hawthorne » ?
    Pour ceux à qui ça ne dit rien, « l’effet Hawthorne décrit la situation dans laquelle les résultats d’une expérience ne sont pas dus aux facteurs expérimentaux mais au fait que les sujets ont conscience de participer à une expérience dans laquelle ils sont testés, ce qui se traduit généralement par une plus grande motivation. Cet effet tire son nom des études de sociologie du travail menées par Elton Mayo dans l’usine Western Electric de Cicero, la Hawthorne Works, près de Chicago de 1927 à 1932. »
    ref:http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Hawthorne

  8. Bonjour monsieur St-Pierre,
    On aurait pu parler d’effet Hawthorne si nous avions suivi les enseignants depuis le début du projet. Notre expérience s’est déroulée (et est toujours en cours) à partir de la 7e année du projet, alors que le taux de décrochage scolaire était déjà passé de quelque 39% à 22%. On ne peut donc pas parler d’effet Hawthorne je pense. En écrivant cela (Malgré tout cela, et selon moi, ce n’est pas l’ordinateur en tant que tel qui a «fait la différence»), nous voulions simplement souligner que l’ordinateur, tout seul, ce n’est pas assez. On peut toutefois penser que le fait de faire partie d’un projet spécial ait poussé les enseignants à s’investir plus. Mais, malheureusement, ce n’est pas ce que l’on retrouve partout quand on ne fait que mettre des ordinateurs dans les écoles, non?

  9. Avatar de MarcSt-Pierre MarcSt-Pierre dit :

    Le projet initié par Ron Canuel, c’était beaucoup plus que de juste déposer des ordinateurs dans les écoles, j’en suis. Et je rends à M. canuel et aux gens qui l’ont appuyés, tout le mérite qui leur revient. et il est grand. Je salue aussi la volonté de ce milieu d’inscrire ce projet dans une démarche d’évaluation bien définie, claire et surtout rigoureusement encadrée.
    J’ai cependant tendance à partager votre point de vue quant au rôle réel de l’ordinateur en soi là-dedans. Cet outil, et l’aura dont on a rapidement entouré ce projet avant même que vous y soyiez impliqués, a permis à « quelque chose » d’émerger et de produire des effets significatifs. D’où mon lien avec l’effet observé par Elton Mayo et ses collègues. Même si au départ, les participants n’étaient pas formellement « testés », au sens classique de l’effet Hawthorne, le contexte lui-même a fait en sorte qu’ils le seraient de toute façon. Et cela aurait été suffisant. Dans un cas comme dans l’autre, ce seront les enseignants eux-mêmes qui auront eu le plus d’impact sur la réussite et la persévérance de leurs élèves.

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