Cachez ce cellulaire que je ne saurais voir à l’école…

Depuis la publication de cet article dans le contexte d’un « spécial rentrée » du Magazine L’actualité, trois entrevues médias se sont présentées à moi. La semaine dernière à la radio de Radio-Canada, j’ai eu l’occasion de discuter une vingtaine de minutes du sujet avec Catherine Lachaussée, mais je n’ai vu aucune trace en ligne de notre échange. Puisque je serai au FM 93 de 10 h 00 à 11 h et à l’émission Franchement Martineau sur LCN autour de 13 h ce lundi prochain (entrevue annulée), je me suis dit que ce serait bien de rassembler quelques notes pouvant mieux situer ma perspective. Ainsi, les auditeurs pourront référer à ce billet s’ils veulent en savoir davantage sur ce que j’affirme en ondes…

De l’abondante documentation qui existe sur le sujet de l’utilisation des téléphones portables – cellulaires – à l’école, le petit reportage d’une dizaine de minutes diffusé à la Première chaîne de Radio-Canada en novembre 2011, « Profs au bord de la crise cellulaire » est probablement ce qui résume le mieux la problématique, à mon avis. D’un côté, plusieurs enseignants ou professeurs sont réellement exaspérés par la relation devenue quasi symbiotique entre les jeunes et leur téléphone cellulaire. De l’autre, des pédagogues qui évitent de paniquer, qui ont établi des règles claires d’utilisation en classe et qui les font respecter.

Tous les enseignants promeuvent un enseignement dynamique qui favorise beaucoup d’interactions, mais les témoignages des élèves et des étudiants sont éloquents : « L’ennui est directement proportionnel à l’envie de pitonner » !

Dans une classe où prédomine une pédagogie frontale du type « je parle / tu écoutes », je serai probablement à l’aise avec l’approche de Mathieu Bock-Côté qui publiait cette semaine un billet « Le cellulaire à l’école? Non! » (ici, pour les non-abonnés). Le cellulaire en classe, « c’est l’ennemi du professeur », selon le sociologue qui devrait participer aux échanges avec Richard Martineau lundi midi. Au primaire et au secondaire, la grande majorité des enseignants me semblent de cet avis et réclament une trêve électronique pendant la durée de leurs cours. Ce sont les équipes-écoles qui déterminent les règles à même les codes de vie et j’ai été témoin dans plusieurs milieux de l’interdiction absolue qui dérange autant que le fait de laisser décider chaque enseignant. Rien n’est simple…

Au collège et à l’université, là où l’autonomie professionnelle des professeurs est plus affirmée, chacun est responsable de sa gestion de classe et décide du matériel permis pour les activités d’apprentissages au menu.

Si j’essaie de résumer ce que je décode du point de vue de plusieurs enseignants et professeurs, je dirais que la capacité des étudiants de maintenir un haut niveau d’attention ne semble plus la même qu’auparavant. Les profs sentent une pression à se montrer le plus dynamique possible en gardant leurs élèves toujours « actifs » intellectuellement. S’il y avait moins de « compétition » des « gadgets électroniques » avec l’enseignant pour l’attention des jeunes, ils seraient capables de beaucoup plus et tout le monde serait heureux. Sentir que les jeunes ne sont pas présents ou attentifs, ça tue l’envie d’enseigner et ça augmente automatiquement le nombre de minutes à faire de la gestion de classe, au plus grand déplaisir de ceux qui veulent apprendre et faire apprendre. Dans ce contexte, l’interdiction semble être une solution qui s’impose d’elle-même. Voici d’autres raisons invoquées par ceux qui ne considèrent que les désavantages à permettre l’utilisation des téléphones portables à l’école :

  • Les bruits de sonnerie crée une pollution insoutenable. Le mode silencieux existe, mais il ne semble pas prisé.
  • L’usage des messages textes dont les contenus sont souvent peu compatibles avec l’environnement scolaire est abusif et parfois même, compulsif. Sans compter les « dommages » causés à la qualité de la langue.
  • Les profs se sentent souvent intimidés par la possibilité d’être enregistrés ou filmés à leur insu, voire victimes de vidéo-lynchage. Cette situation peut aussi s’appliquer à d’autres membres du personnel et à des élèves.
  • Le cellulaire porte davantage à tricher.
  • La surenchère entre les élèves : ils comparent leur téléphone cellulaire avec celui des autres et ont tendance à toujours exiger de leurs parents un appareil plus performant ou à la mode.
  • Les jeunes ont tendance à développer un lien de « dépendance » avec les objets technologiques et il serait bien que l’école contre cette tendance en n’en valorisant pas l’acquisition.
  • Certains croient à des effets néfastes sur la santé des ondes produites par la téléphonie cellulaire.

Je ne m’étendrai pas sur le point de vue des parents, perçu par les intervenants scolaires, le spectre étant très large, de ceux qui ne conçoivent pas pourquoi le téléphone portable pourrait être utile à l’école à ceux qui sont contre toutes les formes d’interdiction. Entre les deux, il y a de tout. Avouons quand même que dans la majorité des cas, avant la fin du secondaire, ce sont des adultes qui défraient le coût d’achat des dispositifs et qui les confient aux jeunes. Si plusieurs adultes semblent appuyer les directions d’école et les enseignants dans les politiques d’utilisation plus ou moins restrictives des téléphones portables, un très grand nombre de parents les trouve pratiques, voire rassurants, dans le processus de communication avec leur(s) enfant(s). De là à les considérer utiles à l’école…

Avons-nous besoin de considérer le point de vue des jeunes ? Ce billet de Sylvain Bérubé en contient plusieurs. Dans le topo de Radio-Canada cité en début de billet, un professeur de Cégep affirmait qu’aux yeux de ses étudiants, leur téléphone portable sont en quelque sorte la représentation de leur doudou (« security blanket« ) du temps. C’est une façon un peu réductrice de voir les choses, mais jusqu’à quel point les jeunes sont capables de se priver de ce « cordon » parfois inutile qui leur permet de se sentir vivants ? Poser la question, c’est un peu y répondre…

Le fait que les jeunes aient leur tribu virtuelle à portée des doigts est un argument de poids qui légitime peut-être leur utilisation à l’école. Considérés à tort uniquement comme des « gadgets », plusieurs appareils mobiles sont aussi des caméras-vidéos. Ils sont devenus des ordinateurs plus puissants que ceux – de tables – existant au début des années 2000 et par l’entremise du clavier-devenu-crayon, ils permettent la production de beaucoup de contenu. Enfin, ce sont aussi des écrans sur lesquels ils lisent davantage qu’on veut se l’avouer.

Plusieurs considèrent donc que le cellulaire et les étudiants sont indissociables. Pas de panique…

S’il est possible d’établir un nouveau rapport entre les professeurs et ces dispositifs abondamment utilisés par les jeunes, cela doit servir les apprentissages et c’est ici que « les défricheurs » deviennent utiles. Ils ne sont pas légions en éducation et ils travaillent souvent sous les radars, devenant rapidement « suspects » aux yeux de leurs confrères et de certains gestionnaires et observateurs en éducation.

Les enseignants qui obtiennent un certain « succès » au niveau des apprentissages en permettant / favorisant l’utilisation des téléphones multifonctions ou « iPod Touch » utilisent à divers pourcentages des pédagogies plus ouvertes jumelées à de l’enseignement explicite. On pourrait dire que « la dynamique de classe inversée » (ou « flipped classroom« ) est celle qui est la mieux documentée actuellement par les adeptes de TIC en général et d’appareils mobiles en particulier.

Écoutons cet enseignant de chimie du collégial nous expliquer de quoi il s’agit…

Parmi les enseignants francophones les plus « versés » dans ce type d’enseignement je veux nommer Samuel Bernard (collégial), Annick Arsenault-Carter (secondaire), Marcel Lebrun (universitaire), Bernard Manzerolle (conseiller pédagogique), Éric Noël (secondaire), Lucie Voyer (primaire) et un duo adeptes des causeries, François Guité et Jacques Cool.


N.B. Plus de renseignements sur cette page de signets de Jacques Cool, sur ZoneTIC du Cégep Lévis-Lauzon et dans ce diaporama de Adeline Collin.

Le recours à des pédagogies ouvertes permet de réduire considérablement le temps consacré aux exposés magistraux, de favoriser davantage la discussion et les échanges entre l’enseignant et les étudiants afin de permettre plus d’intégration des notions au programme pendant le temps passé en classe. De plus, des activités à base de coopération peuvent plus facilement être mises en place et ainsi mieux objectiver les apprentissages. La dynamique de classe inversée ne date pas d’hier, mais sans les bénéfices que procurent maintenant le recours aux dispositifs numériques, les adeptes de cette façon d’enseigner rencontraient beaucoup plus d’embûches. Le Web participatif favorise l’implantation et le déploiement de cette façon de faire apprendre.

Certaines expériences prometteuses se situent dans la mouvance du « mobile learning » et du « BYOD (Bring Your Own Device) ». On comprendra que la pression vient beaucoup des programmes où il est permis – voire obligatoire – aux étudiants d’utiliser des ordinateurs portables ou des tablettes numériques en classe. Les recherches de Thierry Karsenti ont commencé à démontrer les impacts positifs de ces programmes. La motivation des enseignants et des écoles à se tourner vers les téléphones multifonctions pour améliorer la réussite scolaire tient à quelques principes :

  • Les communications par l’entremise d’Internet ou vers les membres de son réseau de proximité sont plus faciles, rapides et efficaces autant à l’occasion de travaux d’équipe que de recherches individuelles.
  • L’accès à un agenda pour planifier son temps et gérer ses horaires, organiser ses tâches et prioriser ses activités est plus rapide et semble plus efficace.
  • C’est bien plus qu’une simple affaire de prise de notes en classe, bien entendu, mais le dispositif peut servir de calepin de notes, de liste de choses à faire ou d’aide-mémoire.
  • Parmi les applications les plus utiles et utilisées, on compte la calculatrice intégrée, Evernote pour la prise de notes, Teacher Pal pour gérer ses groupes, des dictionnaires, des cartes comme Google Earth et des tableaux périodiques ainsi que quelques exerciseurs. Toutes ces applications, la plupart gratuites, facilitent les apprentissages en classe.
  • L’utilisation du courrier électronique devient souvent un atout dans la réalisation de certaines activités d’apprentissage et les appareils permettent l’envoi et la consultation rapide de fichiers de toutes sortes, textes, sons, vidéos (consignes, notes de cours, lectures, etc.). À l’aide de système de gestion de fichiers info-nuagique (par exemple Dropbox), on peut aussi archiver des informations et y avoir accès.
  • L’accès à des applications socionumérique (Facebook, Twitter, YouTube, etc.) va beaucoup plus loin que des questions de socialisation. Plusieurs de ces dispositifs de production de contenu servent la dynamique de classe et les apprentissages académiques.
  • L’utilisation de la messagerie instantanée (texto, SMS) est loin de faire l’unanimité, mais force est d’admettre qu’elle peut s’avérer très utile pour obtenir rapidement des renseignements. Aussi, certaines situations d’écriture par messages textes peuvent comporter une haute valeur pédagogique si elles sont bien encadrées.
  • La qualité et la facilité d’utilisation des caméras intégrées dans les téléphones portables sont utiles pour faire des photos ou de la vidéo dans le cadre de projets pédagogiques.
  • Moins coûteux que les ordinateurs ou les tablettes, les téléphones multifonctions peuvent résoudre l’équation de l’accès à des classes numériques des programmes « un dispositif par élève » (« one to one ») en démocratisant l’accès à un « crayon numérique » à prix plus accessible qui permet la publication Web dans des dispositifs de blogues ou autre. Devenant des terminaux personnels favorisant un enseignement plus individualisé, chacun y trouve son compte.
  • Est-ce que l’écoute de musique ou de podcast peut favoriser en certaines occasions la gestion de classe ou la différenciation pédagogique ? Par exemple, certains enseignants pré-enregistrent leur dictée et préfèrent la donner en mode asynchrone plutôt que devant la classe en synchronie. Ainsi, le rythme de lecture ne devient pas un marqueur de discrimination contreproductif.
  • Puisque les jeunes sont littéralement branchés en réseaux par leurs puissants appareils, le fait de les utiliser dans des classes et des écoles où des éducateurs sont présents permet de mieux les sensibiliser à une saine gestion de leur identité numérique, de développer leur esprit critique et d’éviter les pièges de l’intimidation, du non-respect des droits d’auteurs, de la diffamation et de la cyberdépendance.
  • Peut-on mettre cette question des « urgences » en provenance des amis ou de la famille dans le registre des avantages marquants ? Si les parents peuvent toujours contacter l’établissement scolaire qui lui, s’occupera de rejoindre un jeune, les amis peuvent attendre la fin des classes, normalement. Les cas de forces majeures où le fait de communiquer rapidement avec un proche a pour effet de faire toute la différence sont si peu nombreux que c’est du bout des doigts que cet « argument » est invoqué ici.
  • Interdire la présence du cellulaire à l’école ou son utilisation, est-ce vraiment possible ? L’avantage de ne pas avoir à le faire pour plusieurs réside dans le temps et les énergies économisées dans ce jeu de cache-cache… Souvent, pour des jeunes, l’interdit est un défi plus stimulant qu’autre chose…

Sur la question légitime de l’influence réelle des textos sur la qualité du français des jeunes, l’écoute de cette vidéo d’à peine trois minutes est intéressante…

Que ce soit par la fabrication d’audioguides, en s’initiant à la Twittérature, en participant à des forums via Facebook, en pratiquant le géocaching ou l’éducation physique, les téléphones multifonctions, sans être indispensables, peuvent devenir très utiles en classe. Voici quelques autres liens vers des utilisations originales des téléphones portables dans des contextes d’apprentissage :

N.B. N’hésitez pas à en suggérer d’autres dans les commentaires au bas de ce billet.

Des questions subsistent

  • Le téléphone cellulaire, jouet technologique pour perdre son temps, faire perdre le temps aux autres ou tricher ?
  • Et si à l’école, on arrêtait de considérer les téléphones mobiles comme des outils de distraction ?
  • Et si à l’école, on les utilisait enfin comme des machines pour apprendre ?
  • Et si on arrêtait de penser qu’ils sont une arme de guerre entre élèves et professeurs, entre la vie sociale et les cours ?
  • Les iPhone / Blackberry / iPod / Androïd / et autres peuvent-ils devenir des leviers au service des apprentissages ?

Sur Twitter, un intervenant formulait ainsi les enjeux : « Quel est l’avantage LE PLUS remarquable? L’inconvénient LE PLUS dommageable ? »

À chacun de trouver sa réponse…

La conclusion appartient à un directeur d’école qui a fait beaucoup pour favoriser le virage numérique en éducation, Sébastien Stasse :

Quelques documents / sources m’ayant bien servi ou pouvant s’avérer utiles à qui veut en apprendre davantage :

Mise à jour : Michel Dumais, blogueur en chef au Journal de Montréal, s’y connaît et il ajoute son grain de sel… « Citoyen numérique ».

Mise à jour du 12 novembre : Complément d’information à L’écho de La Tuque… « Les cellulaires à l’école : faut-il les interdire? ».

Mise à jour du 29 avril 2013 : À lire chez Sébastien Stasse : « Médias sociaux et appareils mobiles à l’école, tensions entre la gestion, l’encadrement et l’interdiction », 1re partie | 2e partie.

Mise à jour du 14 octobre 2013 : La lutte perdue des écoles pour gérer les cellulaires des jeunes à la radio de Radio-Canada.

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8 réponses à Cachez ce cellulaire que je ne saurais voir à l’école…

  1. Avatar de PatrickGiroux PatrickGiroux dit :

    Bonjour Mario. Merci de partager tes notes et réflexions avec nous. Il y a beaucoup de liens intéressants à explorer dans ce billet. Tu as déjà beaucoup d’exemples, mais je vais t’en fournir un autre… Il a la particularité d’être proches des pratiques des éducateurs physiques.

    Depuis quelques semaine, j’expérimente avec les iPodTouch et les cellulaires dans mes pratiques de basket. Les athlètes que j’encadre les utilisent pour se filmer lors de certains exercices. Ils doivent alors analyser certains gestes techniques. Dans le domaine du sport, nous connaissons depuis longtemps les avantages associés à l’usage de la vidéo, mais c’était toujours compliqué d’amener la caméra et le téléviseur dans les gymnases considérant les ballons de basket qui voyagent dans toutes les directions. Souvent, les entraineurs filmaient une partie ou un exercice et demandait à leur équipe de se déplacer vers un autre local pour visualiser et analyser le tout. Maintenant, même avec des jeunes de 12 ou 13 ans, c’est simple et très facile à gérer. En moins de 2 minutes, les iPodTouch et/ou téléphones intelligents sortent des sacs ou y retournent. Comme les jeunes maitrisent bien ces outils, j’ai pu me concentrer dès la première utilisation à leur montrer comment repérer des erreurs techniques et comment utiliser les informations ainsi générées. Les jeunes athlètes semblent apprécier ces moments collaboratifs. Le niveau de concentration est toujours surprenant. Les jeunes de d’autres équipes m’ont même parfois dit être jaloux. Je pense en faire un projet de recherche…

  2. Comme je te l’ai dit dans Twitter, je trouve cette synthèse colossale Mario! Comme Patrick, je peux aussi ajouter un exemple de pratique professionnelle permise par les téléphones: dans un contexte de pédagogie active, augmenter l’aide dispensée aux élèves. Mon cours d’histoire, de géographie ou de monde contemporain est centré sur mes équipes d’apprenants. Ils y analysent des documents via des questions assez difficiles. Avec l’information amassée, ils pourront résoudre la problématique de l’enquête.

    J’espère des disputes pédagogiques entre eux. Je valorise l’apprentissage à partir de leurs erreurs. Je favorise aussi les questions à me destiner: c’est pertinent et notre conversation représente une manière de les évaluer en continu. Or, parce que je fais toujours réfléchir par des questions ouvertes (« qu’est-ce que tu comprends?, etc.), je me retrouve souvent à passer plus de 5 minutes auprès d’une équipe de 3 élèves. La permission d’utiliser leurs cellulaires pour annoncer leur question me permettrait de connaître « qui » languit pour connaître « quoi », et ainsi plus souvent réunir celles et ceux qui se butent sur des difficultés semblables le temps d’une explication, ou encore leur envoyer Lucien ou Lucille qui ont plus de facilité. Attendre longtemps (souvent plus de 30 minutes) pour une explication est certainement la frustration la plus grande que manifestent mes jeunes, ce qui n’a rien de bénéfique pédagogiquement.

    À noter, je ne possède pas de machine intelligente moi-même mais sans abonnement, mon ipod touch en wifi peut recevoir un fil twitter, facebook et même des messages textes par des application comme textplus qui génère et attribue à l’utilisateur un numéro de téléphone. Comme tous leurs téléphones peuvent envoyer de textos, pour la plupart à coût minime ou à coût nul, ce serait ce que je privilégierait en premier.

  3. Bonjour Mario !

    C’est en effet un article très riche que tu proposes. J’aimerais apporter deux éléments supplémentaires concernant ce sujet.

    En début d’année lors de la rencontre de parents j’ai pris le temps d’expliquer à tous nos parents que s’ils ne voulaient pas que leur enfant utilise leur téléphone cellulaire à l’école ils n’avaient qu’à leur interdire de l’apporter à l’école.

    Le second élément, à partir du moment où ces appareils sont achetés avec le consentement des parents et que ceux-ci acceptent leur présence à l’école, je crois que la responsabilité de l’école est : d’éduquer les élèves à leur utilisation et d’encadrer l’usage de ces appareils tout autant que les appareils pouvant accéder à un réseau sans fil. C’est à tout le moins ce que nous faisons depuis 10 ans, réseau sans fil ouvert oblige. Avec l’usage, les appareils mobiles à l’école se gèrent très bien dans notre milieu, avec l’appui d’une politique d’utilisation pour l’ensemble des élèves et du personnel.

    http://web.alexmanoogian.qc.ca/wordpress/web/files/2011/09/Charte.pdf

    Pour nous c’est donc déjà un vieux débat, comme en témoigne ce billet de 2009 : http://tinyurl.com/8p8pehk

    Meilleures salutations

    Sébastien Stasse

  4. Excellente synthèse! Toutes ces réflexions et références sur ce sujet « émotif » me sont TRÈS précieuses.
    Merci pour le partage.
    Merci d’avoir pris le temps.

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